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29 janvier 2021 - 15:21 | Mis à jour : 17:05

Un trafiquant de drogue louperivois écope de quatre mois de prison

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Arrêté en juin 2019 dans le cadre du projet Panais de la Sûreté du Québec, Louis-Charles Harvey de Rivière-du-Loup, âgé de 37 ans, a été condamné le 29 janvier à purger une peine d’emprisonnement de quatre mois pour avoir fait du trafic de stupéfiants.

Il a été pris la main dans le sac par deux agents d’infiltration de la Sûreté du Québec, auxquels il a vendu de petites quantités de cocaïne totalisant environ 125 $. L’accusé avait complètement baissé sa garde, demandant à un des policiers de lui acheter un repas dans un établissement de restauration rapide.

Le 19 juin 2019, la Sûreté du Québec a procédé à une perquisition dans sa résidence. Les enquêteurs ont alors trouvé 6,6 grammes de cocaïne divisés en sachets et 155 $ en argent dans son portefeuille. Le tout a été saisi. Louis-Charles Harvey a plaidé coupable à trois chefs d’accusation, dont deux de trafic de stupéfiants pour des gestes commis les 10 et 11 avril 2019, et de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic. La Couronne demandait 12 mois d'emprisonnement, tandis que la défense a plaidé pour 90 jours de détention discontinue (à purger les weekends). 

Le rapport présentenciel déposé au tribunal a révélé que l’accusé avait entrepris des démarches en mai 2019, avant son arrestation, afin de se libérer de sa dépendance aux jeux de hasard et aux drogues. Il s’est aussi impliqué dans un suivi individuel afin de reprendre sa vie en main. À la suite de son arrestation par la Sûreté du Québec, l’accusé a affirmé avoir eu une prise de conscience de l’impact de ses dépendances sur sa santé physique et mentale. D'après l'agent de probation, la vente de drogue s’avérait pour lui être une solution rapide demandant des efforts moindres afin de soutenir son mode de vie.

L’accusé en était à son septième passage devant les tribunaux. Entre 2003 et 2013, il avait fait face à des accusations de conduite avec les capacités affaiblies et de possession de stupéfiants. Le juge Martin Gagnon a retenu quelques facteurs atténuants démontrant l’intention réelle de l’accusé de se reprendre en main. «Il a posé des gestes concrets pour se sortir de ses problèmes avant son arrestation. Il est un acteur positif pour la société puisqu’il occupe un emploi stable. L’accusé a dévoilé ses problèmes aux personnes autour de lui, ses parents et son employeur, avant d’être face au mur. Il a le soutien de ses proches», a-t-il souligné. Son attitude envers l’agent double a aussi indiqué au juge qu’il avait affaire à un néophyte ou du moins à un revendeur qui «manquait de sérieux».

Selon le tribunal, l’accusé Louis-Charles Harvey a fait la preuve convaincante de son chemin vers la réhabilitation, même si le trafic de stupéfiants est un crime sérieux qui cause des dommages importants à la société. L’accusé devra se soumettre à une probation de trois ans, dont 18 mois avec un suivi. Il lui est interdit d’entrer en contact avec les autres prévenus du projet Panais. Louis-Charles Harvey devra aussi compléter 200 heures de travaux communautaires dans un délai de 18 mois. Il lui sera interdit de se trouver dans des maisons de jeux, de faire l’usage ou de posséder de la drogue ou du cannabis.

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