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8 octobre 2019 - 14:40

Incendie mortel à Rivière-du-Loup : deux décès accidentels et une cause inconnue

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La coroner Renée Roussel a publié, au cours des derniers jours, les deux rapports d’investigation concernant les décès de Mike Pruneau, 18 ans, et de Martine Deschamps, 52 ans, qui ont perdu la vie de manière tragique dans un incendie survenu le 18 juin 2018, sur la rue Gilles à Rivière-du-Loup. Dans les deux cas, elle conclut que les victimes ont perdu la vie en raison de plusieurs facteurs, mais les autorités ont été incapables de déterminer ou de confirmer la cause exacte de l’incendie.

Aucun scénario n’a pu être éliminé à la suite de l’enquête. La probable absence d’un détecteur de fumée fonctionnel à l’étage de la résidence et une intoxication au monoxyde de carbone peuvent expliquer les deux décès, selon Dre Roussel. C’est un voisin qui a sonné l’alarme lorsqu’il a entendu un bruit de vitre cassée et vu des flammes s’échapper d’une fenêtre de la résidence, vers 5h40 le 18 juin. Le corps de Mike Pruneau a été retrouvé dans la chambre à coucher, face contre terre. Le jeune homme était inconscient. Malgré les manœuvres de réanimation prodiguées par les services d’urgence, il n’a pas présenté de signes vitaux.

Lors de l’autopsie, Dre Renée Roussel a constaté la présence de trois produits pharmaceutiques dans le sang de M. Pruneau, qui peuvent contribuer à un sommeil profond. Les taux toxiques de monoxyde de carbone (41%) se trouvaient dans son sang.

«La présence dans le sang de médicaments pouvant occasionner un sommeil profond a possiblement diminué les chances de M. Pruneau de se réveiller à temps pour pouvoir sortir ou d’avoir la coordination et la vigilance nécessaires pour le faire», a noté Dre Roussel dans son rapport d’investigation. Son décès a été constaté au Centre hospitalier régional du Grand-Portage vers 7h.

Les secouristes ont également retrouvé Martine Deschamps inconsciente lors de leur intervention, près des escaliers à l’étage de la résidence. Des manœuvres de réanimation ont aussi été prodiguées, sans succès. Son décès a été constaté vers 7h au CHRGP. Du monoxyde de carbone se trouvait dans son sang à une concentration létale de 62%. Selon le témoignage du membre survivant de la famille, elle se serait rendue au rez-de-chaussée, inquiète de la présence de fumée dans la maison. Elle se serait ensuite effondrée en retournant alerter son fils à l’étage.

«Le décès dans l’incendie de Mme Deschamps est le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs, dont les principaux connus dans son cas dont l’absence probable d’un détecteur de fumée fonctionnel à l’étage et au rez-de-chaussée et le fait qu’elle soit remontée à l’étage pour secourir son fils au lieu de quitter le logement», peut-on lire dans le rapport de Dre Roussel.

Le feu aurait débuté dans la chambre du membre de la famille survivant, qui a été gravement blessé lors de l’incendie. Il aurait tenté de l’éteindre avec un extincteur, sans succès. L’usage d’eau sur les flammes aurait empiré la situation. Dans les deux cas, il s’agit de décès accidentels.

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