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17 décembre 2018 - 11:14

Claude Leblanc, débouté en appel, devra purger 36 mois de prison

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

L’ex-homme d’affaires Claude Leblanc, originaire de Témiscouata-sur-le-Lac, a été débouté devant la Cour d’appel le 13 décembre dernier et devra purger sa peine de pénitencier pour deux chefs d’accusation d’exploitation sexuelle dont il avait été trouvé coupable par un jury le 16 juin 2016.

Il doit se présenter au Centre de détention de Rimouski au plus tard le 19 décembre. Leblanc avait écopé d’une peine de 36 mois d’emprisonnement pour des accusations d’attouchements et d’incitation à des contacts sexuels sur une personne mineure, alors qu’il se trouvait en situation d’autorité, le 9 novembre 2016.

Dès le lendemain, son avocat Pierre Gagnon a fait appel du verdict de culpabilité. L’accusé a donc été remis en liberté sous engagement, sans passer par le pénitencier, moyennant un engagement de 20 000$. Il lui était aussi interdit de communiquer avec la victime et de se trouver près de son lieu de résidence.

APPEL

L’appelant état d’avis que le juge de première instance avait erré en refusant d’entendre l’un des témoins lors du procès, qui aurait permis de contredire la plaignante sur une affirmation dans le cadre du procès. Les trois juges de la Cour d’appel ont rejeté l’appel. Le témoignage portait, selon les trois juges de la Cour d’appel, sur un fait collatéral et le témoin était demeuré dans la salle d’audience pendant le procès.

FAITS

Les faits sont survenus entre le 1er janvier 1989 et le 31 décembre 1992 à Témiscouata-sur-le-Lac et à plusieurs autres endroits du district de Kamouraska, alors que la victime était âgée de 14 à 17 ans. Le procès devant jury avait duré 13 jours au cours desquels la plaignante avait été contre-interrogée pendant cinq jours. Le jury avait pris au sérieux le témoignage de la victime, qui a livré en détails sa version des faits, ainsi que les nombreuses agressions commises par l’accusé dans sa résidence, son véhicule et dans plusieurs municipalités de la région. Leblanc demandait à sa victime des faveurs sexuelles, dont des fellations, et s’adonnait également à divers attouchements.

La plaignante a expliqué qu’elle se soumettait aux demandes de l’accusé en raison des menaces qu’il lui proférait si elle en parlait à quiconque. Elle a été incapable de préciser la fréquence des contacts et agressions de l’accusé affirmant que «c’est arrivé trop souvent».

Dans son jugement de première instance, le juge Louis Dionne a souligné que les crimes d’ordre sexuel commis envers les enfants «méritent d’être dénoncés fortement». Une ordonnance de non-publication interdit de publier ou de diffuser l’identité de la victime, ou tout renseignement qui pourrait permettre de l’identifier.

Plus récemment, Claude Leblanc a été déclaré coupable d’agression sexuelle le 12 juillet dernier. Les faits dans ce dossier étaient survenus entre le 1er mars 1999 et le 1er juin 2000 à Témiscouata-sur-le-Lac. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement dans la collectivité de neuf mois, suivie d’une probation d’un an, évitant encore une fois le pénitencier.

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