Publicité
20 septembre 2018 - 15:14

Les réponses des partis politiques en éducation

Le 21 août dernier, la CSN dans le secteur du Bas-Saint-Laurent exprimait en conférence de presse ses préoccupations en matière d’éducation et a interpellé les candidats à l’élection provinciale pour répondre à ses questions.

Les 17 candidats alors connus dans les quatre circonscriptions du Bas-Saint-Laurent ont été joints. La CSN leur a demandé de répondre au plus tard le 12 septembre afin de pouvoir rapporter l’ensemble des positions. «Au moment d’écrire ces lignes, seulement dix candidats ont donné suite à nos questions et aucun candidat du PLQ n’a répondu à l’invitation, ce qui est particulièrement choquant considérant la présence du ministre représentant la région sur le territoire», souligne Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL).

L'organisation est déçue de constater que la majorité des réponses reçues reprennent pratiquement mot à mot le texte du programme de leur parti et très peu de couleurs réellement régionales. «Nous avions interpellé les candidats individuellement et nous avons reçu des réponses de groupe dans plusieurs cas. Cela nous indique que peu importe le résultat de l’élection, la prise en compte des réalités régionales particulières du personnel de soutien, des enseignants et des professionnels de l’éducation ne sera pas nécessairement une priorité pour les députés régionaux, puisque noyés dans des enjeux partisans», explique la CCBSL, par voie de communiqué.

Certains ont même avoué ne pas comprendre les problèmes reliés à la sous-traitance et la privatisation, comme si cela n’avait jamais été abordé comme enjeux dans les services publics, souligne la CCBSL, qui considère que la situation est préoccupante.

Pour Mylène Blier, présidente du Syndicat du soutien scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup (CSN) : «Il y a un réel problème de crédibilité pour l’ensemble de la classe politique qui, chaque jour, multiplie les clivages entre partis plutôt que les débats centrés sur le ralliement de l’ensemble des acteurs vers un projet de société qui comprend un investissement continu dans les institutions d’enseignement pour répondre aux besoins non pas des contribuables, mais des futurs citoyens qui sont actuellement les étudiants partout dans le réseau».

Pourtant, chaque parti annonce vouloir investir en éducation pour s’attirer des votes le 1er octobre prochain. «Quels efforts seront mis de l’avant pour la protection, le maintien et le développement des programmes dans nos cégeps ?», s’interroge Guillaume Lavoie, président du Syndicat du personnel de soutien du Cégep de La Pocatière (CSN). La CSN invite d'ailleurs les candidats à faire preuve de personnalité et à présenter des projets concrets auxquels les électeurs auraient envie de se joindre, plutôt qu’à se draper des couleurs de leurs partis respectifs.

Conformément à l’article 7 des statuts et règlements de la CSN, l'organisation s'abstient de donner son appui à une candidature ou à un parti et remercie les candidats participants de s'être prêtés à l'exercice. 

Publicité

Commentez cet article