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30 août 2018 - 13:47

Plan de transition économique

Québec solidaire protègera 10% des aires marines d’ici 2020

Fermement engagé en faveur de la préservation de la biodiversité, Québec solidaire s’engage à prendre des mesures concrètes dès son premier mandat, s’il est élu, pour protéger la richesse naturelle des milieux marins québécois, ont annoncé le 30 aout la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, et la candidate du parti à Rimouski, Carol-Ann Kack, alors que la tournée solidaire marquait un arrêt au Bas-Saint-Laurent.

La création de nouvelles aires marines protégées (AMP) est l’une des mesures phares en matière d’aménagement du territoire dans le plan de transition économique solidaire. Afin de répondre aux menaces qui planent sur les milieux marins, notamment la pollution de l’eau, la surpêche ou le trafic maritime, Québec solidaire s’engage à protéger 10% des aires marines et 20% des aires terrestres du territoire québécois d’ici à 2020.

«Le Saint-Laurent est le coeur battant du Québec, notre garde-manger, notre château d'eau. On est plus de 5 millions à vivre à moins de 10 km de ses berges. C'est aussi un écosystème de plus en plus fragile», a souligné Manon Massé.

Québec solidaire entend prioriser trois projets d’AMP : l’estuaire du Saint-Laurent, le plateau madelinien et le projet Tawich, à la Baie-James. Les AMP créées par un gouvernement solidaire couvriront des superficies d’un minimum de 100 kilomètres carrés. Les activités industrielles y seront interdites et des réserves marines fermées à la pêche y seront créées.

RETOMBÉES ÉCONOMIQUES

Les aires marines protégées sont reconnues mondialement comme de précieux outils de conservation des milieux marins puisqu’elles favorisent le renouvèlement des espèces menacées et améliorent l’état des stocks de poissons. Mais elles ont aussi un impact positif sur l’économie des communautés locales, a souligné la candidate solidaire dans Rimouski, Carol-Ann Kack.

«Le fleuve Saint-Laurent est un véritable poumon économique pour l’ensemble de ses communautés côtières. Chaque année, les croisières, le tourisme et la pêche récréative sur le fleuve nous rapportent plus de 800 millions $. On estime que chaque dollar investi dans une aire marine protégée génère au moins 3 $ de retombées positives à l’échelle locale. Pour une ville comme Rimouski, ça veut dire de nouveaux emplois, une pêche durable et plus de sécurité alimentaire», a fait valoir la candidate rimouskoise.

Québec solidaire estime qu’il est la seule force capable de prendre à bras le corps la protection des milieux marins et de proposer des mesures à la hauteur des défis qui touchent le Québec. Alors qu’en 2010, les libéraux se sont engagés à protéger 10% de l’estuaire d’ici 2015, un objectif qui a été repoussé à 2020, c’est actuellement seulement 1,3% du territoire marin qui est protégé, estime Québec solidaire.

«Les libéraux ont des beaux objectifs, mais ils sont incapables de les respecter. En dix ans, ils n’ont pas réalisé le cinquième de ce qu’ils nous promettent de faire demain matin. Il est temps de passer de la parole aux actes. Nous, on écoute les scientifiques, on écoute les citoyens, on écoute les groupes environnementaux. Préserver nos milieux marins, c’est le meilleur cadeau qu’on puisse faire à nos communautés côtières», a martelé Manon Massé.

Quant à la CAQ, elle n’a pris aucun engagement clair dans son «Projet Saint-Laurent» pour préserver la richesse naturelle de la principale voie fluviale du Québec, le fleuve Saint-Laurent.

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