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2 novembre 2017 - 11:25 | Mis à jour : 3 novembre 2017 - 13:32

Pierre Levesque répond aux questions d’Info Dimanche

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

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Dans le cadre de la dernière semaine de la campagne électorale à la mairie de Rivière-du-Loup, Info Dimanche a adressé sept questions aux trois candidats en lice. Les trois premières questions leur sont communes alors que les quatre dernières abordent des sujets qu’ils ont moins mis de l’avant dans leur campagne respective.

À noter qu’aucune de ces questions n’a été transmise aux candidats avant la rencontre dans nos bureaux.

Nous vous présentons aujourd’hui les questions et réponses du candidat Pierre Levesque.

1. Au-delà du budget, quel sera votre premier geste concret le 6 novembre à titre de maire?

«C’est de rassembler le conseil municipal. La première chose que je puisse faire est de former une équipe. C’est ensemble que nous allons développer la Ville et que nous allons travailler les projets à la Ville. J’ai besoin d’eux (les conseillers) pour travailler en équipe, et nous allons nous faire un plan d’action commun que l’on va partager tous ensemble. Nous allons trouver des compromis et nous faire un plan dans lequel nos actions seront concertées. Les gens ont besoin que l’hôtel de ville avance et je les comprends. »

2. Comment faut-il gérer le parc industriel pour accommoder et attirer les entreprises?

«La question est large. Un des problèmes, c’est la rareté des terrains.  Il faut être en mesure de pouvoir installer nos entreprises à Rivière-du-Loup et pour y arriver, il faut dès maintenant mettre en place un nouveau parc industriel à Rivière-du-Loup avec des terrains lourds et légers. Il y a des projets privés que l’on peut appuyer et qui pourront se développer sur des terrains industriels légers. Il faut enlever cette idée de rareté. (…) Les entreprises industrielles légères ne peuvent pas se construire au travers les maisons, elles ont besoin de secteurs adaptés. Comme on sait qu’en vertu des lois environnementales, il faut un certain temps, il faut donc commencer dès maintenant. L’avenir c’est maintenant. Il est minuit moins le quart, il ne reste qu’une dizaine de terrains ce qui oblige la Ville à être restrictive.»

3. Comment attirer la main-d’œuvre à Rivière-du-Loup?

«Ça va plus loin que la main d’oeuvres. Les entreprises ont un travail à faire. On peut les appuyer. Il faut voir plus large. Il faut attirer les familles, donc il faut être attrayant. Il faut avoir des terrains abordables pour les acheteurs et avoir des incitatifs. Dans le dernier recensement, la démographie de Rivière-du-Loup n’a augmenté que de 0,3 %, c’est 60 personnes, donc 12 par années. On ne peut pas faire le travail des entreprises, mais nous pouvons avoir des incitatifs. Il faut avoir un plan de positionnement et une stratégie avec les différentes organisations du milieu comme la Commission scolaire, le Cégep, le CLD pour positionner la Ville de Rivière-du-Loup. On doit améliorer notre Ville. Les gens qui viennent nous voir viennent pour le fleuve, on doit améliorer cet accès, notamment le parc de la pointe.»

4. L’usine de biométhanisation, les actions à poser pour finalement engranger des profits ?

«C’est un éléphant blanc, c’est vrai. Nous avons surévalué la quantité de matières entrantes, mais en 2020, les vont municipalités vont devoir éliminer les matières organiques des centres de déchets. Nous avons opté pour la biométhanisation plutôt que le compostage et on ne refera pas ce choix. La seule option, c’est de travailler fort pour convaincre les ménages de changer les habitudes qui devront reposer sur une campagne de promotion pas mal plus agressive que ce qui se fait actuellement. Deuxièmement, il faut évaluer dans le milieu tout ce qu’on peut faire. Il faut solliciter les organisations comme les hôpitaux qui ne le font pas. C’est de l’argent qu’on perd à Rivière-du-Loup et il faut s’en occuper, mais l’aspect promotionnel a été négligé.»

5. Que faites-vous avec les revenus générés par le parc éolien Viger-Denonville ?

«Il faut revenir dans les perspectives. Il y a 100 M$ dans le plan triennal d’investissements.  Il n’y a pas de marge de manœuvre dans le budget de la Ville, environ 8 %, alors il va falloir réévaluer les priorités. Des gens ont des problèmes d’eau, d’égout. Le Carrefour maritime devra se financer avec ce qu’il y a déjà d’engagé de la Ville, pas plus. Pas question d’augmenter la dette. Ce que je propose, c’est d’entretenir ce qu’on a déjà, comme le parc des chutes et le parc de la pointe, revamper l’aréna (Stade de la Cité des Jeunes).»

6. Le manque d’expérience du maire sortant a été décrié, comment allez-vous éviter ces pièges en politique municipale ?

«Je ne suis pas la même personne que lui. Il y a deux maires que je connais qui n’ont pas été conseiller municipal avant et qui ont eu des parcours qui pourraient ressembler au mien un petit peu, il s’agit de Denise Lévesque et de Jean D’Amour et ces gens-là on fait un gros travail comme maire. Je suis un directeur général, je suis un gestionnaire, je suis habitué de gérer des projets depuis longtemps. Je suis habitué de faire face aux vents, mais aussi d’avoir des ressources humaines et de gérer des équipes et d’avoir 50 à 60 projets en même temps et de les faire progresser. Je suis habitué de négocier. J’ai confiance en mes moyens. Je suis habitué d’avoir un conseil d’administration, ce n’est pas nouveau pour moi. De puis l’âge de 22 ans que je le directeur d’une corporation. Je vois la Ville comme une grande organisation avec un budget de 40 M$ et 200 employés. Ce n’est pas un défi qui me fait peur.»

7. Avec les profits de retour depuis trois ans à Rivière-du-Loup en spectacles, la Ville devrait-elle retirer son financement afin de supporter les initiatives culturelles indépendantes et pourquoi ?

«On vient de négocier une entente de 5 ans. Dans toutes les municipalités du Québec où il y a des salles comme ça, il y a un financement qui va avec pour aider à l’entretien et à la programmation. Nous, le même montant, c’est le montant que l’on avait, sauf que nous avons éclairci certains aspects. Nous sommes parmi les salles qui ont le moins de financement. Certaines obtiennent 2 à 300 000 $ (NDLR  contre 35 000 pour Rivière-du-Loup en spectacles) et nous sommes rentables. Nous sommes une organisation qui est autofinancée à près de 90 % et du 10 % restant seulement le quart provient de la Ville. Cette somme là, nous permet d’acquérir des équipements qui servent au milieu ici avant même les spectacles. Rivière-du-Loup va continuer de redonner à la famille, notamment avec des spectacles, qui, même s’ils font salle comble, ne sont pas rentables. Le Centre Premier Tech c’est 700 000 $ ! Alors non, ce n’est même pas une question.»

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2 réactionsCommentaire(s)
  • Mr realiste, ça ne veut rien dire votre phrase. On ne comprend pas ce que vous voulez véhiculer comme message.

    niaiseux - 2017-11-04 12:43
  • En passant j’avais pas fait mon choix mais je viens d’apprendre que Christian pomerleau est en arrière de Pierre sa serait terrible pour la ville.

    Realiste - 2017-11-02 22:34