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16 septembre 2021 - 18:40

Sylvain Lajoie, candidat du Nouveau Parti démocratique dans Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Info Dimanche a souhaité donner la parole aux représentants des principaux partis politiques dans les circonscriptions de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup et de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques sous la forme de questions et de réponses touchant divers enjeux de la région du Bas-Saint-Laurent. Voici notre entretien avec le candidat du Bloc québécois dans la circonscription de Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup Simon Bérubé.

Propos recueillis par Mario Pelletier

Pourquoi la population voterait-elle pour un candidat qui n’habite pas la circonscription et qui n’a pas une connaissance approfondie des dossiers?

«Ne pas habiter dans la circonscription, je pense que ce n’est pas la même chose que de ne pas connaître les dossiers. C’est une région que j’adore absolument et une région dans laquelle j’habiterai éventuellement. Je ne suis vraiment pas un candidat poteau, c’est important que les gens aient le choix d’être représenté par un candidat du NPD pour vraiment défendre leurs intérêts à Ottawa. C’est une région qui mérite d’être représenté par un candidat du NPD, Guy Caron a tellement bien représenté la région pendant 8 ans. Moi, ce fut un choix personnel de représenter la circonscription de Rimouski-Neigette – Témiscouata – Les Basques, une région que j’adore et pour laquelle les enjeux sont très importants, tant le réchauffement climatique que l’accessibilité au transport en commun.»

Vous n’êtes pas un politicien de carrière, est-ce un avantage ou un désavantage dans l’exercice des fonctions par rapport à votre adversaire du Bloc québécois?

«Je dirais plutôt que c’est un avantage. Moi mon survol est plutôt en justice économique et sociale, je fais vraiment ça pour faire avancer les causes de justice. Actuellement je fais une deuxième maîtrise en administration publique. Je ne suis pas un politicien de carrière, mais je sais très bien comment ça fonctionne, j’ai étudié en sciences politiques, aussi au niveau de l’économie, du droit, c’est un milieu que je connais très bien.»

Le NPD propose une approche centralisatrice, comment y parvenir tout en respectant les compétences et la juridiction du Québec?

«Chaque fois que nous proposons quelque chose comme les transferts en santé, du transport en commun, du logement social, souvent la réponse est non c’est de juridiction provinciale, compétences provinciales. Nous en fait au NPD, ce n’est pas qu’on vote contre les décisions pour les municipalités, pour les provinces, on va être capable de travailler avec les provinces, avec les municipalités, on sait qu’il y a des enjeux, par exemple au niveau du transport en commun. Les enjeux au niveau de la santé, on veut être capable de travailler avec la province pour faire ces transferts-là. Je trouve ça un peu désolant d’entendre la cassette conservatrice ou bloquiste de compétences provinciales.»

Identifiez les principaux enjeux de la circonscription?

«C’est une très grande circonscription, les enjeux de Rimouski-Neigette ne sont peut-être pas nécessairement les mêmes que pour les Basques et le Témiscouata. Pour moi, en fait, si je prends le Témiscouata et aussi les Basques, c’est vraiment la connectivité au niveau du cellulaire et internet haute vitesse. On a vu avec la pandémie l’importance d’avoir internet haute vitesse. La couverture cellulaire, c’est vraiment pitoyable dans ces régions-là. C’est un enjeu de connectivité mais aussi de sécurité, pas avoir ce réseau-là, ce n’est pas acceptable. Le dossier de la gestion de l’offre est aussi très important pour la région, les libéraux et les conservateurs ont vraiment attaqué la gestion de l’offre, nous on veut vraiment défendre ça. Il faut aussi relier les régions avec le transport en commun, ça fait dur actuellement. Pour moi, l’accessibilité est un grand enjeu.»

Comment vous pensez ramener les citoyens du côté du NPD?

«Pour les personnes avec qui j’ai parlé, il y a quelque chose qui est revenu beaucoup, c’est une très grande frustration avec Maxime (Blanchette-Joncas), qui revient à la frustration que moi j’ai aussi. Des problèmes qui ont été soulevés par ces gens-là, la réponse de Maxime a été souvent, c’est de compétences provinciales. (…) Le NPD veut travailler en allant parler avec les municipalités, avec le provincial, s’entendre sur oui il y a des problèmes là, comment on fait pour attaquer ces problèmes. Les gens ont vu comment Guy Caron a été capable de servir la région, on voit ce que les gens manquent en ce moment en ayant retourné au Bloc.»

Croyez-vous que votre chef Jagmeet Singh est l’homme de la situation pour faire que le NDP soit plus représenté au Québec?

«Je crois que c’était un peu un problème en 2019 et pourquoi on a perdu beaucoup de députés au Québec. Les gens ne connaissaient pas Jagmeet Singh, maintenant je pense que les gens ont eu le temps de le connaitre. Oui ils se rendent compte que c’est un homme intègre, lorsqu’il dit quelque chose, c’est vraiment ce qu’il croit. Oui c’est l’homme de la situation, les gens ont appris à le connaitre. Les sondages le montrent, qui serait le meilleur chef de parti, Jagmeet Singh est en haut de toute la gang.»

 

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