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22 août 2019 - 14:42 | Mis à jour : 23 août 2019 - 09:52

Yves-François Blanchet de passage à Rivière-du-Loup

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, est venu appuyer la candidature de Louis Gagnon dans la circonscription Montmagny-L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, ce jeudi 22 aout. Pour l’occasion, une vingtaine de sympathisants se sont donné rendez-vous en fin d’avant-midi à la microbrasserie Aux Fous Brassant. 

Dans un discours inspiré, qui a été suivi d’un point de presse, le chef bloquiste a vanté les mérites de son candidat, a parlé des priorités de son parti et a fait des reproches aux libéraux en matière de gestion de l’offre. Il n’a pas non plus hésité à envoyer quelques flèches en direction du député conservateur Bernard Généreux. 

«J’ai clairement ciblé l’Est-du-Québec, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie, comme étant des circonscriptions qu’on veut et qu’on peut gagner. Il y a peu d’endroits au Québec où il est aussi clair qu’ici que les gens n’ont rien gagné [des dernières élections], a-t-il déclaré. Ici, on a un député qui est d’après moi, comme le Parti conservateur, un ambassadeur d’un conservatisme social presque religieux de l’Ouest canadien, en plus d’être un lobbyiste du pétrole. Je ne vois pas ce que ça nous donne.» 

Yves-François Blanchet estime que la région «était mieux représentée et avait davantage de gains, arrachés d’Ottawa, lorsqu’elle était représentée par des gens du Bloc québécois». Il propose aux électeurs de revenir à cette formule dans le cadre des prochaines élections. 

«L’Est-du-Québec a toujours été très fière, très nationaliste, mais d’une façon progressiste quand même. Je pense qu’on peut, après avoir testé les libéraux qui sont un échec même s’ils étaient au pouvoir, et le NPD qui est aussi un échec parce qu’il ne s’est rien passé avec eux autres, revenir à un parti qui travaille pour vous.»

Selon lui, le contexte politique est bien différent qu’en 2015. Les élections avaient alors été très difficiles pour le Bloc québécois avec dix députés élus. Il estime que le parti jouit d’un préjugé favorable depuis qu’il se présente comme étant une «machine forte et unie».

«Ce que j’observe, c’est qu’avant, quand on parlait du Bloc, on parlait de division, de chicane et de recul. Maintenant, peu importe leur allégeance politique, les gens nous disent que ça semble bien aller notre affaire.»

M. Blanchet rappelle qu’il y a présentement une nouvelle génération de jeunes professionnels qui mettent leur carrière de côté pour devenir candidats pour le Bloc. «Quand les gens vont voir apparaître à travers le Québec les pancartes de nos candidats, ils vont voir qu’il se passe quelque chose, qu’il y a un sourire là-dedans et un enthousiasme. J’ai bon espoir que dans l’isoloir, [cela] se traduise par des X à la bonne place.»

Après un arrêt à Rivière-du-Loup, le chef du Bloc québécois a poursuivi sa route vers l’Est. Il a notamment confirmé la candidature de Maxime Blanchette-Joncas qui aspire à être le plus jeune député de la circonscription Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques. 

 

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