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20 janvier 2021 - 15:52 | Mis à jour : 26 janvier 2021 - 10:47

Vues dans la tête de Jeanne Leblanc : à la rencontre des cinéphiles sur le Web

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le 9e festival du film de Rivière-du-Loup Vues dans la tête de… s’est adapté au cours des derniers mois afin de présenter l’évènement sous une nouvelle formule, complètement en ligne. La tête d’affiche et cinéaste Jeanne Leblanc invite les cinéphiles à profiter de l’occasion pour découvrir des films audacieux et à oser se faire bouleverser par les œuvres qu’elle a sélectionnées.

«La première chose qui m’est passée par l’esprit quand on m’a offert cette carte blanche,  c’est ‘’qui veut vraiment être dans ma tête?’’. Les choix que j’ai faits sont des coups de cœur, des folies, des rires et de l’intensité. Le fil conducteur qui les rassemble est une immense honnêteté. Ils sont faits par des cinéastes de cœur qui veulent aller au bout de leur vision. Ce sont des films champ gauche et éclatés qui me font vibrer», a expliqué Jeanne Leblanc.

Les organisateurs ont fait le choix d’utiliser la plateforme en ligne Remo cette année afin de créer des rencontres entre l’organisme, les cinéastes et les participants pour garder l’essence du festival, et ce malgré la distance imposée.  

«On a tenu le festival un jour de tempête avant que tout arrête, en février 2020. Ça nous a permis de voir ce qui se faisait ailleurs et les solutions qui ont été mises en place par d’autres festivals au cours des derniers mois. Il fallait s’assurer que les distributeurs embarquent avec une solution technique simple et conviviale», ajoute la coordinatrice générale du festival, Priscilla Winling. Elle souligne que l’achat de passeports pour Vues dans la tête de… permet de soutenir la culture en région et le cinéma d’ici. L’évènement débordera les frontières du Bas-Saint-Laurent, puisqu’il sera accessible à aux détenteurs de passeports.

Tous les films seront disponibles pendant les 24 heures suivant leur diffusion. «Le festival Vues dans la tête de… a su se tailler une place enviable à l’échelle nationale et il rayonne sur l’échiquier du cinéma. C’est un rendez-vous aussi inspirant que stimulant. L’évènement innove avec sa formule pour se rendre dans nos salons. Rivière-du-Loup a plus que jamais sa place dans le 7e art», a commenté la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet.

PROGRAMMATION

Avec la programmation qu’elle a mise en place, Jeanne Leblanc voulait créer des discussions par l’entremise du 7e art et permettre au public, malgré la pandémie, de découvrir des propositions cinématographiques différentes et d’échanger.

Lors de la première soirée du festival, le 4 février, seront présentés le premier long métrage de la tête d’affiche, «Isla Blanca» et le film «Une colonie» de Geneviève Dulude-De Celles. Le public pourra s’attendre à un vendredi éclaté avec le film «Le vingtième siècle» de Matthew Rankin à propos de l’ascension de Mackenzie King.

Douze court-métrages ont été retenus par le comité de sélection pour le volet compétitif du festival. Un jury formé de professionnels choisira le court-métrage gagnant qui remportera un prix d’une valeur de 10 000 $ en services professionnels de Paraloeil au Bas-Saint-Laurent. Une bourse du public de 250 $ est aussi à l’enjeu. Les cinéphiles auront 24 heures pour voir les films et 24 heures pour voter.

Le samedi 6 février, les participants pourront voir le docu-fiction de Renaud Lessard et Jonathan Beaulieu-Cyr «Mad Dog Labine» à 14 h et «Les Nôtres» de Jeanne Leblanc en soirée. Le volet Ville et villages en village ne pourra malheureusement avoir lieu en raison des contraintes de la santé publique. Des courts-métrages réalisés lors de précédentes éditions seront ainsi proposés public, une pause nécessaire pour la relance en 2022.

La diffusion d’un film gratuit pour toute la famille, en partenariat avec le cinéma Princesse, est également prévue à l‘horaire le 7 février à 10 h. Petits et grands pourront ainsi découvrir le film d’animation «La fameuse invasion des ours en Sicile». L’évènement se terminera par la projection du documentaire «Je m’appelle humain», de Kim O’Bomsawin avec la poétesse innue Joséphine Bacon, qui sera le dernier film diffusé lors du festival. Des classes de maitres avec Jeanne Leblanc et Matthew Rankin sont aussi inscrites à l’horaire, ainsi que des tables-rondes avec divers réalisateurs et comédiens invités.

La programmation détaillée de toutes les projections et des activités de Vues dans la tête de Jeanne Leblanc sera disponible sous peu sur le site Web vuesrdl.com.

Au cours des dernières années, le festival du film de Rivière-du-Loup a donné carte blanche aux cinéastes Hugo Latulippe, Sébastien Pilote, Stéphane Lafleur, Micheline Lanctôt, Francis Leclerc, Kim Nguyen et Myriam Verreault afin de présenter leurs coups de cœur au public.

 

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