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13 novembre 2020 - 16:25

Un amphithéâtre en plein air pourrait-il voir le jour à Rivière-du-Loup?

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Un amphithéâtre en plein air pourrait-il voir le jour à Rivière-du-Loup dans quelques années? Selon l’idéateur et instigateur du projet, le musicien, auteur, compositeur et interprète Réal Chouinard, cette hypothèse n’est en rien farfelue. Il a d’ailleurs déjà identifié le site potentiel d’une telle infrastructure : l’agora naturelle jouxtant l’ancienne centrale hydroélectrique dans le parc des Chutes de Rivière-du-Loup.

M. Chouinard souligne : «L’idée m’est venue lors d’une randonnée automnale dans le parc des Chutes, il y a quelques années. Du haut de la chute, j’avais un point de vue idéal sur la terrasse en contrebas et sur l’escarpement rocheux qui forme un arc presque parfait. Je me suis dit que ce serait un lieu de prédilection pour aménager un amphithéâtre extérieur d’importance, susceptible de devenir un porte-étendard culturel et touristique pour Rivière-du-Loup et toute la région.»

Selon Réal Chouinard, la configuration naturelle de l’emplacement est optimale, dans l’environnement exceptionnel des chutes, un décor inspirant en plein centre-ville louperivois. «L’aménagement d’un tel amphithéâtre ajouterait au dynamisme du centre-ville et permettrait de profiter encore plus de ce site enchanteur. Tout ce qui y est déjà remarquable serait préservé et ce qui passe inaperçu aujourd’hui serait tout à coup magnifié. Je suis convaincu que cela deviendrait un attrait phare pour Rivière-du-Loup. Ce pôle d’attraction ferait l’envie de bien des villes au Québec et même à l’extérieur du Québec. J’en veux pour exemple l’impact de l’Amphithéâtre Cogeco à Trois-Rivières ou de l’Amphithéâtre Fernand-Lindsay à Joliette, qui sont rapidement devenus des incontournables dans le milieu culturel», précise-t-il.

Selon la modélisation que Réal Chouinard a réalisée et qui peut être consultée sur Youtube, l’amphithéâtre projeté pourrait accueillir entre 4 000 et 5 000 spectateurs et compterait entre 500 et 1 000 places assises. S’inspirant de ce qui a été réalisé à Trois-Rivières, toutes proportions gardées, un toit pourrait recouvrir la scène et les 500 ou 1 000 places assises, ce qui générerait plus de flexibilité saisonnière, une plus grande attractivité et une meilleure rentabilité à long terme.

Une telle infrastructure permettrait à la population régionale et aux visiteurs de profiter d’un endroit unique pour assister à des spectacles de calibre national et international en saison estivale. Elle offrirait aux producteurs de spectacles et aux organisateurs de festivals un site où organiser des événements rassembleurs d’importance, pour la population et pour la clientèle touristique. Elle serait susceptible d’intéresser une production d’envergure en quête d’un lieu où s’installer à résidence durant tout un été.

Pour le moment, Réal Chouinard convient que le projet est au stade embryonnaire et qu’on est encore loin d’une planification budgétaire ou d’une première pelletée de terre. Il soutient par ailleurs que toute réalisation d’ampleur commence par une vision : «Ce que je veux aujourd’hui, c’est faire germer un projet que j’entrevois porteur pour toute la communauté. Les personnes à qui j’en ai parlé jusqu’à maintenant, notamment dans les domaines culturel, touristique et municipal, manifestent un intérêt qui me conforte dans mon intuition. Non, il n’y a pas encore de comité engagé dans le projet pas plus que d’évaluation des coûts liés à une telle réalisation. Mais ça viendra et, si possible, plus tôt que tard.»

Dans la foulée de la crise sanitaire actuelle, Réal Chouinard croit que les divers paliers de gouvernement seront à l’affût de projets d’infrastructure qui revaloriseront certains des secteurs parmi les plus touchés par la situation économique, comme les arts de la scène et l’industrie touristique. Il conclut : «Les retombées socioéconomiques dans les domaines des arts, de la culture et du tourisme sont incontestables. Ces pans de l’économie sont essentiels à la vitalité des communautés. Nous devons dès maintenant être prêts à proposer, pour l’après-pandémie, un projet qui redonnera espoir et revitalisera ces secteurs durement touchés dans notre région.»
 

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