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28 novembre 2019 - 06:59

Le plaidoyer en faveur de l’art d’Hugo Latulippe

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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À peine un mois après les élections fédérales, auxquels le cinéaste Hugo Latulippe s’est présenté sous les couleurs du Nouveau Parti démocratique, voilà qu’il prend la parole, cette fois dans un essai intitulé «Pour nous libérer les rivières». Ce plaidoyer en faveur de l’art dans nos vies est le 16e Document publié par l’Atelier 10, qui produit également le magazine Nouveau Projet.

«L’art me permet de parler de plein d’affaires. C’est le prisme qui est le mien. L’art permet d’ouvrir les consciences à mon avis, et donne accès à des façons de penser qui sont ‘’out of the box’’. L’art répond aussi à plusieurs préoccupations que j’ai comme citoyen, par exemple l’ouverture à l’autre. Les arts sont souvent au-devant de leur temps. C’est rare qu’ils sont associés à des mouvements anti-humanistes», explique l’auteur Hugo Latulippe, attablé au café Brioches et Babioles de Saint-Arsène, l'un de ses repères pour travailler. 

Il a commencé l’écriture de cet essai l’hiver dernier, avant même de prendre la décision de se jeter dans l’arène politique en juin 2019. Sa conjointe Stéphanie Robert a également participé à ce projet en créant toutes les illustrations que l’on retrouve au fil des pages.

«J’avais envie d’écrire cet essai-là parce que les arts font partie de ma vie et souvent m’ont amené sur toutes sortes de terrains qui m’ont transformé et ouvert à d’autres réalités. Ils m’ont fait marcher dans les souliers des autres, fait voir le monde d’une façon différente aussi», ajoute M. Latulippe. Il lancera cet ouvrage officiellement le 30 novembre à Rivière-du-Loup à la boutique Mélusine, dès 13h30.

L’écriture est aussi pour lui un moyen de parler de notre rapport à la beauté, du développement de notre territoire et de la protection de notre patrimoine bâti. Il aborde aussi les arts comme fil conducteur de la vie intérieure et de l’accès à notre spiritualité.  «Si je n’ai pas d’église, j’ai une vie intérieure, et ça passe souvent par l’art. La poésie et la littérature mettent des mots et des images sur les choses qu’on ressent et qui nous relient aux autres», soulève l’auteur. L’écriture ou le cinéma documentaire sont pour lui deux manières d’incarner une même pensée. Il aborde aussi l’art comme combustible du changement et de la révolte, tout en soulignant le rôle central de l’artiste dans une société.

«De plus en plus, nous sommes dans une époque d’utilitarisme, où on est en train de se demander si l’art sert vraiment à quelque chose, si ça fait de nous des travailleurs fonctionnels. Là on s’appauvrit. Je pense que l’art a une fonction dans la vie des enfants, ne serait-ce que pour sortir de nous.» Dans ce contexte, l’art est une manière de créer des ponts entre les communautés et d’avoir accès à d’autres réalités.

Hugo Latulippe travaille depuis 25 ans dans le milieu du cinéma documentaire au Québec. Depuis 2017, il s’est installé à Cacouna de manière permanente. Son tout premier essai, «Pour nous libérer les rivières» est publié dans la collection Documents réalisée par l’équipe du magazine Nouveau Projet. Elle comprend entre autres les essais «Les luttes fécondes» de Catherine Dorion et «La fin des exils» de Jean-Martin Aussant.

Le cinéaste et Cacounois d'adoption tournera au cours des prochaines semaines une série de 14 entretiens de 30 minutes sur la crise climatique vue du Bas-Saint-Laurent pour Telus. Elle est produite par Tapis Rouge Films de Rimouski. En 2020-2021, il tournera une série avec TV5 Monde, toujours avec la même maison de production à propos du PIB comme indice de richesse des peuples. Elle sera tournée dans une quinzaine de pays.

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Cher Infodimanche, , vous avez perdu mon intérêt à poursuivre la lecture de cet article dans le titre quand j’ai lu ´Hugo Latulippe ´. Je blague, je l’ai lu jusqu’au bout comme tour ce que vous publié tant sur le web que sur papier! Parcontre je ne lirai malheureusement pas cet ouvrage parce qu’il ne s’adresse pas à moi car après tout je fait partie d’une population « Moins scolarisée «  qui n’a pas voté pour Môssieur Latulippe ( même avec mon MBA). Ça sera pour une autre fois Môssieur Latulippe.

    Jean - Pierre Ouellet - 2019-12-01 16:03