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14 novembre 2019 - 15:05 | Mis à jour : 16:05

Regard photographique sur l’histoire du Bas-Saint-Laurent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Le Musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup dévoilera sa toute nouvelle exposition permanente ce jeudi 14 novembre à 17h, intitulée «Visages et paysages». Elle met en valeur sa riche collection de 250 000 photographies, où le visiteur entre en contact direct avec l’histoire de la région, grâce aux portraits de grand format et aux scènes de la vie quotidienne captés par les photographes du passé.

Le changement d’exposition permanente donnera également un nouveau souffle à la salle qui a accueilli «Intersections» de 2006 à 2018. L’équipe du Musée du Bas-Saint-Laurent travaille depuis plus d’un an et demi sur ce projet. Elle a fait appel à la firme spécialisée en muséologie Bergeron Gagnon pour le réaliser.

«Quand je suis arrivée en 2014, l’exposition ‘’Intersections’’ était là depuis 2006. Ça faisait déjà 8 ans qu’elle était en place. Disons que la technologie évolue rapidement et les ordinateurs étaient devenus désuets avec le temps. Beaucoup d’entre eux ne fonctionnaient plus. Le contenu était super intéressant, mais dans la façon de présenter, on était rendu ailleurs», explique la directrice du Musée du Bas-Saint-Laurent, Mélanie Girard. Un financement de 296 000$ a été octroyé par le ministère de la Culture et des Communications dans le cadre du Programme de renouvèlement des expositions permanentes et un montant d’environ 19 500$ du ministère du Tourisme, dans le cadre de l’Entente de partenariat régional en tourisme. Le ministère juge qu’une exposition permanente dure de 5 à 10 ans. «Intersections» a finalement été démontée en 2018, après 12 ans passés dans la même salle du Musée du Bas-Saint-Laurent.

«Neuf photographes de la collection sont mis en valeur, et nous font voir l’histoire de la région. En regardant les photographies, on se rendait compte que la présence de l’eau revenait souvent, à l’arrière ou à l’avant-plan. C’est vrai que tout ce qui est maritime est très identitaire chez les bas-laurentiens. L’eau est notre fil conducteur pour parler de plein de thématiques liées à l’histoire de la région : la villégiature, la navigation, la pêche, le portage, les Wolastoqiyik Wahsipekuk (Malécites) qui se déplaçaient à l’aide du réseau hydrographique, les moulins, l’industrie du bois», ajoute Mme Girard. On remarque des photographies prises par Aline Cloutier, Antonio Pelletier, Stanislas Belle, Ulric Lavoie, Marie-Alice Dumont, Joseph-Adélard Boucher, Ludger Lebel, Paul Parrot et Paul-Émile Martin, certains étant professionnels, et d’autres des amateurs ayant un bon œil de photographe.

De nombreux portraits font découvrir aux visiteurs la diversité de citoyens que l’on retrouvait dans la région de Rivière-du-Loup, nommée Fraserville avant 1919, alors qu’il s’agissait d’un lieu de passage en pleine effervescence, avec la présence du chemin de fer. Cette exposition est en évolution constante, puisque de la recherche reste encore à faire sur les personnes mises en valeur dans les portraits affichés. La volonté du Musée de raconter des histoires du Bas-Saint-Laurent, à partir du support artistique de la photographie et de créer davantage de liens avec la communauté régionale.  

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