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6 août 2019 - 06:02

Activités culturelles à Saint-André-de-Kamouraska

La Maison Culturelle Armand-Vaillancourt « La Vieille École » située à Saint-André-de-Kamouraska invite les résidents et voyageurs du Bas-Saint-Laurent à venir voir les œuvres de la photographe, aussi connue comme comédienne, Julie Beauchemin, une série de « tableaux » tirés des photos de paysage de la région de Kamouraska ainsi que les estampes de l’artiste Marie-France Bertrand, membre de l’Atelier Circulaire.

Après sa série blanche et nordique, «Les petites maisons qui envoyaient la main», qui lui a valu d'être parmi les grands gagnants du prestigieux concours international de photographie Lensculture Emerging Talent dont l'exposition a eu lieu à la KLOMPCHING Gallery de New York en décembre dernier, la photographe présente une série colorée, riche et envoûtante, réel hommage à la région du Kamouraska, où se croisent le nomade et le sédentaire à travers les figures de l'oie et de la maison, thèmes récurrents de son œuvre. « Je cherche à dépeindre ce petit quelque chose de tumultueux et résilient à la fois qui se dégage de cette région. Le sentiment de l’humain tout petit face à l’immensité. Le refuge, la demeure, face au vaste. Comme une paix solide, sous un ciel chargé », a confié Julie Beauchemin.

Celle que l'on connaît également comme comédienne à 5e Rang, Les Pêcheurs, Passe-Partout (voix de Pruneau) a une approche de la photographie qui se distingue par sa façon d'utiliser l'intervention digitale. Créant des mouvements à la Van Gogh sur ses images, la photographie devient une base de travail plutôt qu’une finalité. Sa pratique se rapproche techniquement de l'estampe numérique et esthétiquement de la peinture ou du dessin et son processus en est un d'exploration, de contemplation, de construction et d'intervention. Ses créations minimalistes et poétiques sont souvent accompagnées de courts textes, tel un lien tissé entre ses univers théâtral et photographique.

« Phare…pierres de gué »

Quelques mots de l’artiste Marie-France Bertrand pour décrire sa série : « Un élan venu des passages vécus tout au long de la vie. La série Phare inspirée par ces êtres phare qui jalonnent nos jours./Tels des pierres de guais, ces alliés nous soutiennent lors des passages à vides et nous permettent la traversée existentielle de tout être humain./Quand la perte se manifeste/vivre sans et continuer/franchir à tâtons avec fébrilité/atteindre la rive/changer de perspective/exister différemment… »

L’artiste travaille surtout en noir et blanc sur papier de grands à petits formats. Elle privilégie les séries qu’elles soient en 2D ou tridimensionnelles en intégrant différentes techniques des arts imprimés. Son processus est brut, intuitif et tout instinctif. La matière guide ses gestes en quête de mouvement et d’authenticité. Le geste spontané l’inspire des signes évoquant des empreintes d’histoires. Elle recherche l’image plurielle. L’être est au centre de sa recherche. L’enfance et la nature demeurent une source incontournable d’inspiration, un véritable souffle vital.

Les expositions sont en cours jusqu’au 25 août.

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