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15 mars 2019 - 06:59

L’univers en 33 tours de Simon Côté

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Pour certains mélomanes, leur intérêt pour la musique se résume à jouer d’un instrument et à posséder leurs albums favoris. La passion de Simon Côté pour la musique ne s’est jamais éteinte et s’est plutôt transformée en une grande collection de plus de 15 000 vinyles.

«Ma passion a commencé quand mes parents m’amenaient dans des mariages où des DJ mettaient de la musique. J’allais aussi à des soirées de danse à l’école Thibodeau. Je dansais, mais je me tenais toujours proche de la console pour voir comment ça marchait (…) Je suis ouvert à tous les styles musicaux. Quand j’étais jeune, mon père écoutait du Pavarotti et chantait comme ténor à l’église, je l’entendais souvent pratiquer, et ma mère chantait aussi, elle était soprano», se rappelle Simon Côté de Saint-Antonin. Le premier vinyle qu’il a acheté dans une boutique est «Love At First Sting» du groupe The Scorpions. Il a aussi amassé avec les années plusieurs disques dont les gens souhaitaient se départir.

«Il y en a qui ont une passion pour les voitures, moi j’ai mis des milliers de dollars sur la musique. J’aime l’aspect physique du vinyle, le sentiment et le rituel de déposer l’aiguille dans le sillon, la pochette, son art et l’attention qui lui a été apportée. C’est aussi l’aspect matériel de la musique», explique le collectionneur.

Même si l’apparition du disque compact a donné un coup dur au vinyle dans les années 90, il a continué d’en acquérir. «C’était devenu un marché très niché. Les gens s’en débarrassaient et j’en achetais en lot. Je me souviens que je revenais de Québec avec ma voiture pleine de vinyles, avec la suspension écrasée. Je déchargeais des boites et des boites chez mes parents. J’ai amassé énormément de quantité, dont plusieurs albums de Ginette Reno, la famille Simard et du country. J’ai aussi acheté des collections privées et celles d’anciennes stations de radio. J’essaie présentement d’améliorer mes copies. Je participe à deux conventions par année, une à Québec, et l’autre c’est le Marché du vinyle à Rivière-du-Loup. J’amène avec moi environ huit boites, dont entre 500 ou 600 vinyles.»

SOIRÉE DE NOSTALGIE

Simon Côté a été DJ pendant quatre ans au Kojak, entre 1994 et 1998. À l’âge de 19 ans, on lui a confié la responsabilité de mettre la musique au bar, où entre 700 et 800 personnes se rassemblaient. «Le vinyle amène une richesse des basses, certains aimaient l’ambiance de la discothèque simplement pour les basses fréquences qui résonnent à travers le corps. Sur le plancher de danse, j’étais un ‘’casseux de beat’’. Je mettais du métal qui se danse, de la musique alternative, et les hits du moment. Il y a certaines chansons qu’on était tannés, d’entendre, comme la Macarena. Je ramenais aussi des exclusivités de boutiques qui importaient de l’Europe au Kojak».

À l’occasion du Marché du vinyle qui se déroulera le 16 mars, Simon Côté a fait appel à sa fibre nostalgique. Il a contacté certains de ses amis du Kojak et du Jet afin d’organiser une soirée visant à recréer l’ambiance d’une discothèque des années 1990. Ils prépareront des listes de chansons pour une durée de 20 à 30 minutes chacun et prendront aussi les demandes spéciales.

«Dans le temps, pour les soirées, on faisait de gros transports de vinyles. J’alternais entre les deux tables tournantes pour faire des enchainements fluides, et je synchronisais les rythmes dans mes écouteurs avant de mettre la chanson dans les hauts-parleurs. J’ai compris le rythme en jouant de la trompette à l’Harmonie de Rivière-du-Loup quand j’avais entre 12 et 16 ans avec André Desjardins. Il me disait de taper du pied pour compter les temps et ça m’est resté. Mon instrument maintenant, c’est la table tournante, mais je tape encore du pied», plaisante-t-il.

Simon Côté participera au 3e Marché du vinyle le 16 mars dès 10h, une initiative du groupe les Disciples du vinyle. Pour cette occasion, un quiz musical est organisé vers 19h, et la soirée DJ Nostalgie aura lieu dès 21h au Centre culturel Berger. Le 4 à 7 des Disciples pour la cause aura lieu encore cette année. Il sera possible d’acheter des vinyles à faible cout et de faire des demandes spéciales en échange d’une contribution volontaire. Toutes les sommes amassées iront au fonds d’accessibilité à la musique pour la jeunesse.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • nous avons plusieurs 33 tours et 45 tours

    jeanpaul chouinard - 2019-03-16 11:19