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21 février 2019 - 06:55

La folie du «Mystère d’Irma Vep» s’emparera de Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Après avoir été présentée pour une première fois il y a 15 ans, la pièce de théâtre déjantée «Le Mystère d’Irma Vep» est de retour dans les salles du Québec et s’arrêtera à Rivière-du-Loup le 14 mars au Centre culturel Berger de Rivière-du-Loup.

Le cap des 100 000 billets vendus pour ce spectacle mettant en vedette les comédiens Serge Postigo et Éric Bernier a été franchi en février. La tournée se poursuit jusqu’au 1er mai prochain. «Ça me fait plaisir et du bien de reprendre le spectacle. J’ai le sentiment de revisiter cette pièce avec un grand recul et de la nouveauté. On a appris plein de choses au cours des 15 dernières années, et nous ne sommes pas pris dans une cassette de répétition», explique le comédien Éric Bernier.

Le Mystère d’Irma Vep amène le public en 1840, dans le manoir de Mandacrest, en Angleterre. Lord Hullcrest, célèbre égyptologue, rentre au bercail en compagnie de Lady Enid, sa nouvelle et virginale épouse. Ces derniers vivent entourés de leurs domestiques. Tous les types et styles d’humour sont visités dans le cadre de cette pièce de théâtre qui tire ses inspirations des histoires d’horreur de série B, et de l’univers des loups-garous et des vampires.

«On peut faire plusieurs lectures du message qui est véhiculé. La pièce a été écrite dans les années 80 à l’époque où le sida frappait Manhattan. Les auteurs ont créé des parallèles avec la transformation physique, un lien avec le sang et les vampires. C’est un humour noir un peu cynique. On peut en faire une autre lecture politique, qui véhicule un aspect libérateur et inclusif, d’assumer qui on est et que tout est possible si on est ouvert sur le monde et sur la différence», précise M. Bernier.

Lui et Serge Postigo ont dû s’entrainer physiquement afin d’être prêts pour ce spectacle, qu’ils qualifient d’un «tour de force physique et technique». À deux, ils interprètent lors de cette pièce pas moins de huit personnages, avec divers changements de costumes qui se succèdent dans un rythme effréné. «On embarque tellement dans l’histoire et on va jouer dans un tout autre registre que nous ne sommes pas appelés à interpréter en tant que gars, parce qu’on interprète aussi des femmes. Maintenant le ‘’switch’’ se fait très rapidement, c’est un peu schizophrénique», plaisante-t-il.

Éric Bernier souligne d’ailleurs toute l’implication des deux habilleurs qui se trouvent en coulisses. Sans eux, le spectacle ne peut avoir lieu. «Le spectacle se fait à quatre. Nous avons une entente sans paroles, c’est presqu’une chorégraphie. La perruque, le costume ou la robe, tout est changé et il n’y a pas d’arrêt. Des fois ça se fait en trois à six secondes, au maximum. Plus l’histoire avance et plus c’est rapide. On suit la folie du spectacle et son effervescence, ça devient aussi magique pour le public. Il ne faut pas changer de costume simplement pour changer, l’histoire est très importante», précise M. Bernier.

Le spectacle aura lieu le jeudi 14 mars à 20h à la salle Alphonse-Desjardins du Centre culturel Berger de Rivière-du-Loup. Les billets sont disponibles au www.rdlenspectacles.com ou au Centre culturel Berger directement.

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