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28 janvier 2021 - 14:28 | Mis à jour : 14:44

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent ouvert à soutenir les autres régions en cas de débordement

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo a fait le point sur différents sujets liés à la pandémie lors de la dernière réunion virtuelle du conseil d’administration de l’organisation, le 27 janvier. Elle a offert le soutien du CISSS du Bas-Saint-Laurent en cas de débordements d’hospitalisations de personnes atteintes de la COVID-19 dans d’autres régions. Les couts liés à la COVID-19 atteignent maintenant 82,3 M$ depuis le début de la crise.

Au CISSS du Bas-Saint-Laurent, 36 lits sont dument disponibles et identifiés pour les personnes atteintes de la COVID-19, ce qui comprend aussi les soins intensifs. «Nous n’avons jamais dépassé 7 à 8 personnes hospitalisées à la fois dans la région depuis le début de la crise sanitaire. Je pense qu’on a bien planifié, on s’est bien organisé et la dernière chose que je souhaite, c’est que tous ces lits soient occupés», complète Mme Malo.

La présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, ouvre la porte afin de soutenir les régions en débordement qui en feraient la demande. Elle ajoute que les établissements de santé de la région n’ont pas encore été formellement sollicités, sauf à quelques occasions afin de prêter mainforte à la Gaspésie, lors d’éclosions dans les milieux de soins.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a recours à des travailleurs d’agences privées venant de l’extérieur de la région afin de combler des besoins de personnel. «Nous avons eu des cas de COVID-19 confirmés provenant de travailleurs de l’extérieur de la région dans certains milieux de vie par le passé. Dans les situations actives présentement, ce n’est pas le cas». Mme Malo s’est dite «très sensible» à cette question depuis le début de la crise sanitaire. Ces travailleurs provenant de l’extérieur du Bas-Saint-Laurent doivent observer une période d’isolement avant d’entrer au travail et se faire dépister dès leur arrivée, après 5 jours de travail et après 12 jours. «Il faut prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter qu’ils n’apportent le virus avec eux dans les milieux de soins. Certains de ces travailleurs proviennent d’autres régions où le virus circule davantage, alors ils sont plus à risque».

COUTS COVID-19

Les couts liés à la COVID-19 depuis le début de la crise en mars dernier se chiffrent maintenant à 82,3 M$ au CISSS du Bas-Saint-Laurent, selon la situation financière se terminant le 5 décembre 2020. «Les dépenses COVID sont un grand chapeau. Il comprend les ajouts de main-d’œuvre, le maintien des zones chaudes, la création de sites non traditionnels de soins (NDLR : l’un d’eux a été aménagé à Saint-Antonin), les frais de location, les cliniques de dépistage, l’achat d’équipements, les travaux pour l’aménagement de chambres à pression négative. Ce n’est pas un buffet, le ministère de la Santé suit de près les couts décrits engendrés par la crise sanitaire», explique Isabelle Malo.

Ces couts sont inscrits dans les comptes à recevoir du ministère de la Santé et des Services sociaux et n’ont donc pas d’impact sur la situation financière du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Selon les projections financières au 31 mars 2021, le CISSS du Bas-Saint-Laurent devrait se trouver en équilibre financier. D'après le bilan dressé le 5 décembre 2020, les revenus se chiffrent à 609 494 350 $ et les dépenses, à 608 181 657 $, laissant une marge de manœuvre d’environ 1,3 M$.

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