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16 décembre 2020 - 15:35 | Mis à jour : 16:17

Passage en zone rouge : «Un effort collectif de solidarité»

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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L’annonce du gouvernent qui a confirmé que la région du KRTB – et donc l’ensemble du Bas-Saint-Laurent – passera en zone rouge dès le 17 décembre a été réalisé dans un esprit de solidarité collective et québécois, estime le directeur de la santé publique régionale, le Dr Sylvain Leduc. 

Dans le cadre d’un point de presse organisé mercredi après-midi, le médecin a convenu que la situation épidémiologique au KRTB n’était pas «catastrophique» actuellement, mais il a expliqué que l’atteinte du palier d’alerte maximal fait partie d’un travail d’équipe, d’un effort de groupe, demandé par le gouvernement à travers la province. 

«Il ne faut pas que les gens du KRTB le prennent de façon personnelle, ça fait partie d’un effort supplémentaire exigé à toutes les régions qui n’étaient pas encore au palier rouge», a déclaré le Dr Leduc en sous-entendant avoir appris, comme tous les Bas-laurentiens, les nouvelles mesures sanitaires en vigueur lors du discours du premier ministre, la veille. 

Le 15 décembre, en fin de journée, le gouvernement a aussi annoncé que la Gaspésie-île-de-la-Madeleine passait au rouge et que l’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord atteignaient maintenant le palier orange, bien que très peu de nouveaux cas y sont répertoriés quotidiennement. 

Au KRTB, comme ailleurs, les citoyens ont vivement déploré cette décision, d’autant plus qu’il y a deux semaines, les autorités de santé publique régionales ne croyaient pas que la situation épidémiologique de l’ouest du Bas-Saint-Laurent justifiait un passage au rouge.

«Le premier ministre a été clair, ça prend un effort collectif, une solidarité collective québécoise et je crois que c’est dans cet esprit-là que s’inscrit le changement de palier pour tous les territoires qui n’étaient encore au palier d’alerte maximal», a réitéré le Dr Leduc. «Je peux comprendre que c'est décevant, mais les paliers diminuent les rassemblements et contribuent à nous aider en milieux hospitaliers. On le fait pour la santé des gens, pas pour punir.»

Il ajoute également que le passage en zone rouge rendra le KRTB moins attrayant pour les gens qui résident dans des zones plus à risque. Il rappelle aussi que cette région du Bas-Saint-Laurent est située géographiquement tout près «de plusieurs zones où le virus circule», beaucoup plus qu’en Gaspésie. «La situation au KRTB, on va la prendre et nous en sommes très heureux, mais quand on a des zones moins touchées et accessibles par la route par des gens qui ont envie d’en profiter, c’est plus difficile de se protéger», a-t-il laissé tomber. 

UN RETOUR EN ZONE ORANGE? 

Depuis une semaine, la progression de la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent s’est stabilisée, selon le CISSS du Bas-Saint-Laurent. La situation s’est améliorée de façon importante depuis le début du mois, alors que plusieurs dizaines de cas étaient alors recensés quotidiennement. 

«La situation n’est pas confortable, mais elle est moins périlleuse que celle qui s’annonçait au début décembre […] J'espère que nos récents succès vont se continuer. Les mesures implantées à partir de demain, dont la zone rouge, vont nous aider à contribuer à contrôler la situation pour qu'elle reste favorable», a commenté le Dr Sylvain Leduc. 

Le directeur de la santé publique ne peut cependant confirmer que le Bas-Saint-Laurent reviendra au palier orange après le 11 janvier. Il soutient que le maintien d’une faible hausse de cas par jour serait un bon argument en faveur de cette décision.

Cette dernière reviendra ultimement au gouvernement. «On part d’un niveau de transmission moins élevé qu’ailleurs, alors ça nous donne une chance [...] Le plus bas on sera, le mieux ce sera. Tant mieux si nous restons nous les 20 cas par jour, encore mieux si nous sommes sous la barre de 10.»

Si la situation actuelle est encourageante – il remercie d’ailleurs les gens pour leur collaboration lors des enquêtes épidémiologiques –, la hausse récente des hospitalisations, observée partout au Québec et au Bas-Saint-Laurent, reste préoccupante. Actuellement, 18 éclosions sont répertoriées sur le territoire, principalement dans les milieux de vie. Des gens de tous les âges et tous les milieux sont touchés. 

«Chacune des hospitalisations mobilise beaucoup de troupes et de personnels qui ne peuvent pas s'occuper d'autres patients. On fait alors du délestage des activités hospitalières et c'est l'ensemble de la population qui en paie les frais. On veut préserver notre capacité hospitalière et ne pas remplir tous nos lits.»

Malgré tout, Sylvain Leduc se réjouit de l’arrivée prochaine des premières doses de vaccin. Plus de détails concernant leur distribution dans les différentes régions du Québec devraient faire l’objet d’une prochaine annonce du ministère de la Santé. 

 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • changez de zone en lespace de 2 jours voila le traitement speciale offert a ceux qui suivent les consignes de la sante publique merci pour les restaurants et ceux qui veulent feter noel dans leurs lieux de culte mais on pourra toujours fumer du pot merci m leduc et joyeux noel quant meme

    clement levasseur - 2020-12-18 19:28