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12 novembre 2020 - 12:06 | Mis à jour : 14:06

«L’heure est à la solidarité» - Dr Sylvain Leduc 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Malgré une hausse importante de cas de COVID-19 liés à des éclosions en Matanie, ces derniers jours, la région du Bas-Saint-Laurent se maintient au palier d’alerte orange. Le directeur régional de la santé publique, le Dr Sylvain Leduc, lance toutefois un appel à la vigilance à l’ensemble de la population bas-laurentienne et l’invite à rehausser les mesures sanitaires pour freiner la transmission du virus.

«Nous sommes devant une situation fragile, délicate, mais pas hors de contrôle», a mentionné le médecin lors d’un point de presse organisé en fin d’avant-midi. 

«En ce moment, il y a un effort collectif qui est nécessaire et je crois que nous en sommes capables. On fait appel à la bonne collaboration des résidents du Bas-Saint-Laurent. C’est ce qui a fait notre force jusqu’à présent», a-t-il plus tard déclaré. 

Le Dr Leduc rappelle que le Bas-Saint-Laurent est l’une des rares régions du Québec à avoir maintenu sa position au palier orange dans les dernières semaines et qu’un changement de niveau d’alerte au palier rouge impliquerait de lourdes restrictions pour le milieu de la restauration, le domaine des sports et des loisirs, les activités culturelles et le milieu scolaire, notamment.

Il mentionne être confiant qu’on puisse reprendre le contrôle de la situation actuelle en Matanie. Mais il demeure catégorique : si d’autres territoires (MRC) devaient être touchés de la même façon dans les prochains jours, la région pourrait passer au prochain palier d’alerte et vivre avec des consignes resserrées. 

«Si jamais nous sommes contraints de changer de palier d’alerte dans deux semaines, parce qu’il y aura des éclosions partout [sur le territoire], on ne pourra pas dire qu’on ne le savait pas», a souligné le Dr Sylvain Leduc, précisant que la situation deviendrait très difficile à gérer et que celle-ci mettrait une pression importante sur les ressources en santé.

«On ne veut pas en arriver là […] Nous ne sommes pas à l’abri et ça demande un effort soutenu.»

RASSEMBLEMENTS

La mobilisation et la solidarité de l’ensemble de la communauté sont donc nécessaires pour freiner la transmission. Les autorités de santé publique demandent à la population d’éviter de prendre des risques inutiles et de réduire les rassemblements, toujours aussi nombreux sur le territoire bas-laurentien.

«Des soupers de familles élargies, des visites familiales élargies, du covoiturage sans masque, sans protection, avec plusieurs personnes qui n’habitent pas ensemble... Ce sont des situations qui pourraient nous amener à avoir une contamination très facile du virus», a détaillé le médecin. 

Selon lui, la situation en Matanie est particulièrement préoccupante et elle rappelle aux citoyens que le virus est présent, qu’il circule et que tous ont une responsabilité d’assurer une vigie dans leur entourage, leurs activités et leur milieu de travail. 

«Les gens doivent se poser des questions. Qui allez-vous contaminer si vous êtes atteint par la COVID-19? Allez-vous contaminer vos collègues et mettre votre milieu de travail en difficulté? Allez-vous contaminer ensuite vos enfants? Est-ce qu’une personne contaminée pourrait en contaminer une autre qui travaille dans le domaine de la santé ou auprès des personnes âgées?»

Le Dr Sylvain Leduc invite enfin la population à éviter les déplacements interrégionaux et surtout à observer les symptômes. Selon lui, la région ne compte pas de cas de grippe actuellement. Toute personne qui tousse, fait de la fièvre ou perd l’odorat doit être responsable, s’isoler et passer un test de dépistage. 

 

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