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8 septembre 2020 - 14:13

COVID-19 : le gouvernement met en place un système d'alertes et d'interventions régionales

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

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En vue d'une potentielle deuxième vague de la COVID-19, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a dévoilé le 8 septembre le système d'alertes et d'interventions régionales développé par la Santé publique qui précisera, pour chacune des régions du Québec, les mesures additionnelles à déployer pour assurer la santé et la sécurité des Québécois au cours des prochains mois, au besoin. 

Ainsi, s'il devient nécessaire d'intervenir davantage pour ralentir la transmission du virus dans une région du Québec, les mesures mises en place dépendront du niveau d'alerte atteint pour cette même région. 

Quatre paliers possibles d'alerte et d'intervention sont prévus : 

  • Vigilance (vert)
  • Préalerte (jaune)
  • Alerte modérée (orange)
  • Alerte maximale (rouge)

Des mesures sanitaires seront associées à chaque palier d'alerte. Par exemple, pour le palier jaune, il est question de renforcer les mesures de base, alors que pour le palier orange, il s'agit notamment de limiter le nombre de personnes dans les rassemblements privés. 

Le palier rouge, quant à lui, indiquerait une limitation des déplacements interrégionaux et un horaire réduit de certains secteurs commerciaux, permettant ainsi une prévisibilité notamment chez les travailleurs et les entrepreneurs. 

«Avec ce système d'alertes et d'interventions régionales, notre gouvernement a trouvé le juste équilibre : assurer au maximum la protection de la santé de la population, tout en réduisant au minimum les impacts des mesures sur notre société et notre économie. Bien que nous ne souhaitons pas progresser dans les paliers d'alerte mis en place, nous devons être aux devants du virus. C'est pourquoi nous avons élaboré une approche graduelle et adaptée à la réalité des différentes régions du Québec, et qui s'opérationnalise rapidement. Je souhaite également rappeler qu'il en va du comportement de chacun afin de maintenir à son plus bas la propagation du virus. Nous le faisons pour que nos enfants puissent continuer d'aller à l'école, pour protéger nos aînés, pour assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé et pour relancer notre économie», a mentionné Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux.

«Ce qui est important de rappeler, c'est que les mesures sanitaires de base telles que la distanciation physique, l'hygiène des mains et le port du couvre-visage doivent être respectées en tout temps, et ce, pour les quatre paliers d'alerte. Se trouver au palier vert ne veut pas dire de baisser la garde. Chaque personne doit adopter des comportements permettant de limiter la transmission, et les milieux de vie et de travail doivent être aménagés dans ce même but», a complété Horacio Arruda, directeur national de la santé publique.

FAITS SAILLANTS

Les paliers d'alerte seront révisés chaque semaine par les autorités de la santé publique et seront rendus publics à l'ensemble des Québécois sur le site Web Québec.ca/coronavirus.

La prise de décision des paliers d'alertes par région reposera sur plusieurs indicateurs associés à trois grands critères : 

  • la situation épidémiologique;
  • le contrôle de la transmission;
  • la capacité du système de soins.  

Ces trois critères s'accompagneront également d'une appréciation qualitative de la situation, en tenant compte de l'évolution régionale.
 

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3 réactionsCommentaire(s)
  • Monsieur Louis Kawi Lapointe,
    Je vous remercie de votre commentaire. J'ai pensé également aux personnes qui avaient besoin de lire sur les lèvres et-ou qui portaient des aides-auditives. Je ne les avais pas mentionnées et vous répondez pour toutes celles-ci.

    En effet, c'est une problématique qui s'ajoute pour les personnes qui ont une difficulté auditive. Je souhaite que cette demande de respect soit entendue, sans vilain jeu de mots... par le plus grand nombre de personnes concernées.

    Je vous en prie, attendez avant le recours au tatouage sur votre front. Quoique l'effet serait percutant! Mais, ce serait encore plus souffrant pour vous. Merci de vous exprimer.

    J'ai bon espoir que nous serons entendus-ues et compris-ses.
    Le port du masque est devenu un problème de société. Et ça va bien aller... si nous prenons le temps d'y réfléchir un peu plus longtemps.

    Constance Céline B.


    Constance Céline B. - 2020-09-09 17:34
  • Je suis en parfait accord avec Constance Céline B. Je suis malentendant (sourd) , je porte des aides-auditives apparentés, (prothèses ou oreilles mécaniques, si vous préférez) en plus de prothèses oculaires (lunettes) en plus d’un couvre-visage (masque) je me dois d’adopter le langage labial, (lire sur les lèvres) à travers un plexiglass et un interlocuteur masque 😷 eux et elles aussi, imaginez -vous, le calvaire, ciboire. vous avez beau leurs faire mention que vous êtes mal-entendant, ces personnes ne font aucun efforts pour se faire entendre, pas seulement dans les commerces, même dans les services de santé, j’ai beau avoir le logo des personnes malentendantes sur toutes mes cartes, permis et passeport, cela en est gênant, j’en viens les larmes aux yeux et j’engoisses à un tel point que je suis obligé d’avoir recours à la médication à outrance, au point que je songe à me faire tatouer dans l’front, « JE SUIS SOURD »

    Louis Kawi Lapointe - 2020-09-08 23:01
  • Tant qu'à prévenir,
    Ne pourrions-nous pas nous attendre à ce que les personnes, de tout service à la clientèle que ce soit, parlent plus fort et articulent mieux, car le port du masque réduit la transmission de la voix.

    J'ai été témoin de reproches injustifiés face à des personnes "âgées" et d'autres moins âgées qui demandaient de répéter. Je sais également que certaines personnes du "troisième âge" évitent de sortir parce qu'elles n'entendent pas ce qu'on leur dit et se sentent démunies devant la difficulté de porter un masque.

    Dans l'idéal, on s'attendrait à ce que tout le monde fasse le même effort en ce sens: parler plus fort et articuler plus distinctement.

    Je suis comédienne de formation et un des exercices de projection de la voix consistait à parler à travers un masque en tissu pour se faire entendre. Et ce n'était pas en période de pandémie qui exigeait le masque. Alors... S.V.P. Pensons à nous faire entendre. Parlons plus lentement s'il le faut...

    Je remercie toutes les personnes qui déjà font attention à ce qu'elles soient bien entendues. Cette marque de respect mérite d'être soulignée.

    Constance Céline Brousseau
    théâtre Constance-Céline

    Constance Céline B. - 2020-09-08 17:25