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6 mai 2020 - 13:17 | Mis à jour : 13:59

Québec déploie un plan d’action en santé mentale de 31 M$

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Le gouvernement du Québec a annoncé le 6 mai de nouveaux investissements de 31 M$ permettant de mettre en place un plan d’action COVID-19 en santé mentale afin de soutenir les personnes ressentant de la détresse psychologique lors de la pandémie.

Ce plan permettra de déployer plus de ressources pour «améliorer et intensifier l’offre de services psychosociaux et de santé mentale pour toute personne qui en fait la demande», a précisé la ministre de la Santé et des services sociaux, Danielle McCann. Cela comprend donc l’embauche de professionnels qui pratiquent habituellement au privé et la bonification du service de soutien Info-Social 811. Cette annonce arrive d’ailleurs à point pour la Semaine nationale de la santé mentale.

«Le sommet de la courbe de la détresse psychologique survient plusieurs semaines après celui de la pandémie. On doit dès maintenant déployer des efforts pour aplatir cette courbe là aussi», a ajouté Mme McCann.

Déjà certaines mesures sont en cours, dont le programme spécial pour soutenir les familles endeuillées, qui comprend des consultations individuelles et un service d’écoute téléphonique. Un blitz téléphonique a permis de rejoindre 800 000 personnes suivies ou en attente de services.

«Depuis le début de la pandémie chez nous, 15 % des gens ont rapporté vivre de la détresse. C'est sept fois plus qu'avant la crise sanitaire. On a beaucoup d'ainés qui vivent de l'isolement, beaucoup de travailleurs essentiels qui vivent de l'anxiété et beaucoup de familles dont la vie a été chamboulée. Malheureusement, la situation risque d'empirer et de se prolonger durant les prochaines semaines et même les prochains mois», complète Mme McCann.

BILAN NATIONAL

Au Québec, on déplore aujourd’hui 112 nouveaux décès liés à la COVID-19 en 24 heures, pour un bilan de 2 510. Un total de 34 327 cas de COVID-19 sont répertoriés, une augmentation de 910 par rapport à la veille. On note aussi 1 849 personnes hospitalisées, une hausse de 19 dont 213 se trouvent aux soins intensifs, une diminution de 5 par rapport au 5 mai.

GARDERIES ET ÉCOLES

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a rappelé qu’il s’agit d’une évidence qu’on ne pourra pas rouvrir les services de garde à pleine capacité comme avant la COVID-19. Dès la semaine  prochaine, une première phase de 30 % de la capacité de ces établissements e sera mise en place. Des adaptations devront aussi avoir lieu dans les écoles et représentent des enjeux logistiques, notamment la limite de 15 élèves par classe. Elle demande à tous de se mettre en mode solution.

«La santé publique a établi le facteur de risque à 70 ans, et non à 60 ans. Ce qui fait qu'à partir de 70 ans, la possibilité de développer des complications est plus importante. Donc, en bas de 70 ans, les gens peuvent retourner travailler, sans risque important pour la santé, à condition de respecter les consignes de la santé publique, notamment les consignes de distanciation, d'hygiène», a souligné Mme Guilbault. Les personnes âgées entre 60 et 69 ans auront donc la possibilité de reprendre le travail la semaine prochaine.

Les parents sont invités à expliquer à leurs enfants la façon nouvelle dont ils devront se comporter à la garderie ou à l’école dès la semaine prochaine et à leur répéter les consignes. Il sera important de leur rappeler de garder leurs distances, de se laver les mains souvent et de tousser dans leur coude.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Bulle
    On a toujours défini notre espace vital comme une aura, une bulle qui se déplace avec nous.
    Le Dr Arruda pense qu’au-delà de cette bulle de 12,5 Mètres carrés, on n’est plus contagieux.
    Imaginez Arruda, Legault, Blais s’en allant à leur point de presse dans le couloir. Ils se suivent à la queue leu leu.
    Lorsqu’on se déplace, notre bulle prend la forme d’une goutte d’eau. Ce qui est en arrière de nous s’appelle la traînée. C’est bien connu par les cyclistes et les coureurs qui s’en servent pour se mettre à l’abri de la résistance de l’air.
    Donc, la bulle qui entoure Mr Arruda se déplace avec lui, laissant une traînée. Mais quelques secondes plus tard, elle est traversée par Mr Legault puis plus tard par Mme Blais.
    Pouvez-vous m’expliquer cette bizarre de théorie de distanciation, puisqu’ils traversent la même zone aérienne successivement?
    C’est le même raisonnement stupide lorsqu’on aligne 15 personnes ouest-est à 2M de distanciation le long du mur d’un Walmart. Avec un vent de seulement 2km/h, ouest-est, le 15ème va respirer l’air des 14 bulles en avant de lui. Le pauvre, si une personne dans la file est positive, comme personne ne porte de masque car le bon professeur Arruda le déconseille, il finira contaminé comme la plupart de ceux en avant de lui. Belle logique, Professeur Arruda la bulle de 12,5 mètres carrés ! Vraiment, vraiment sécuritaire dites-vous? êtes-vous sur ?

    Depuis le début, Mr Arruda recommande de ne pas avoir de masque, car on le touche avec des mains soit disant contaminées. Mais respirer l’air des autres n’est-ce pas plus dangereux ? Comment se fait-il que lorsque le virus frappe une garderie comme à Mascouche, il n'y a pas 2, mais 12 enfants contaminés. 12 qui ne se lavent pas les mains, ça semble bizarre Dr Arruda ! On sait par une étude du 3 mai, en Allemagne qu’un malade sur cinq était asymptomatique. Y en avait-il dans la file du Walmart ?
    On remet les enfants en classe le 11 mai, ils seront dans une même pièce à respirer le même air distribué par un système de ventilation répartissant l'air dans tout l'établissement. Si l’un d’eux est asymptomatique, ce sera l’hécatombe dans les classes. Le comble, Mr Arruda dit aux enseignants vous n’êtes pas obligé de porter le masque, si vous en portez un on ne vous l'interdira pas on vous le laissera...j'espère bien !
    Une éclosion de la COVID-19 est apparue dans une garderie de Mascouche, ce qui serait une première au Québec selon le directeur de la Santé publique de la région de Lanaudière.
    La garderie, qui est un service de garde d'urgence pour travailleurs essentiels, a été fermée lundi, a précisé le directeur, le Dr Richard Lessard.
    L'enquête de la Santé publique a déterminé que 12 enfants sur 27 ont contracté la COVID-19, ainsi que quatre employés.

    gilbert blachon - 2020-05-06 18:48