Publicité

9 avril 2020 - 15:30 | Mis à jour : 21:46

«On va finir par accepter une certaine transmission dans la communauté» - Horacio Arruda 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin
Toutes les réactions 1

Le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda, a mentionné que le retour éventuel à une vie plus normal allait passer inévitablement par l'acceptation d'une certaine transmission du virus dans la communauté, lors du point de presse quotidien du gouvernement, le 9 avril. 

Questionné à savoir si le gouvernement allait demander au gouvernement fédéral que les frontières restent fermées plus longtemps, le premier ministre François Legault a d'abord répondu que la situation allait faire l'objet de discussions dans les semaines et les mois à venir. Le Dr Arruda a complété en soulignant que la décision sera prise en fonction de ce qui se passe ailleurs, notamment à New York, où l'épidémie frappe fort présentement. 

«Il ne faut pas penser qu'on va éviter tous les cas. On va finir par accepter une certaine transmission dans la communauté pour que [la propagation] s'éteigne avec le temps. Mais on va toujours évaluer la balance des risques de réouverture versus le contexte épidémique potentiel», a-t-il expliqué, sous-entendant qu'après des semaines, voire des mois de confinement, le virus sera toujours présent, mais il ne circulera plus de manière exponentielle et reculera avec le temps. 

«À un moment donné, il ne faut pas que les gens pensent que la société va arrêter de fonctionner  pendant un an et demi. Elle va revenir à un certain niveau de normalité. Mais c'est sûr que l'arrivée d'un vaccin et d'un médicament va être aidante, notamment pour traiter les personnes et les éviter de mourir..»

Le Dr Horacio Arruda a assuré que le risque associé à la réintroduction du virus par le voyagement de l'extérieur, par exemple, sera évalué, de même que la capacité du Québec de contenir [le virus], «parce que ce qu'on ne veut pas non plus, c'est avoir une autre vague à l'automne puis que là le système de santé soit surchargé». 

«On a tellement bien fait qu'on a abaissé de façon importante la courbe, mais il ne faut pas perdre nos acquis en allant trop vite puis que ça revienne», a-t-il conclu. 
 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article

Toutes vos réactions

1 réactionsCommentaire(s)
  • Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je crois que nous devons être tous très prudents. Yogi Bera a dit: » C’est pas fini tant que ce n’est pas fini. » Et les Anglophones eux disent: » Don’t count your chickens before they hatched ». Assurons-nous que le danger est bien passé avant de faire quoi que ce soit.

    François Bédard - 2020-04-11 11:37