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30 mars 2020 - 11:26 | Mis à jour : 12:12

Québec accorde 133 M$ aux ressources d’hébergement pour aînés

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le gouvernement du Québec souhaite aider les propriétaires de milieux de vie pour les personnes aînées et les personnes handicapées à assurer une meilleure protection de leurs résidents. Une aide d’urgence de 133 M$ leur a été accordée, ce lundi 30 mars. 

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, en a fait l’annonce sur les réseaux sociaux, puisqu’elle est elle-même en confinement. Elle a précisé que la somme était ventilée comme suit : 40 M$ aux résidences pour aînés certifiées, 20 M$ pour les CHSLD privés non conventionnés et 73 M$ pour les ressources intermédiaires (RI) et les ressources de type familial (RTF). 

Mme Blais a mentionné que le gouvernement «se donne des nouveaux moyens pour mieux protéger les aînés et le personnel dans les résidences et CHSLD privés».

«Dans les derniers jours, beaucoup de pression s’est fait ressentir à l’égard des propriétaires de milieux de vie pour les personnes aînées et personnes handicapées. Tout comme nous, ils ont à cœur d’offrir un milieu de vie sécuritaire à leurs résidents et au personnel durant la crise de la COVID-19», a-t-elle dit. 

«Ce que nous souhaitons, c’est qu’ils [propriétaires] puissent payer le temps supplémentaire du personnel, embaucher des gardiens de sécurité s’ils trouvent que c’est un besoin et se procurer du matériel médical, du matériel de protection pour le personnel et du désinfectant», a-t-elle ajouté sur les ondes de Radio-Canada. 

UN MEILLEUR «CONTRÔLE»

Dimanche, lors de son point de presse quotidien, le premier ministre François Legault avait également déclaré que l’ajout de personnel dans les CHSLD et les résidences pour aînés allait permettre d'avoir un meilleur «contrôle» sur les entrées et les sorties de ces établissements grâce à la possibilité d’avoir des gardiens de sécurité à l’extérieur. 

«Il y a trois groupes de personnes qui rentrent et qui sortent des résidences. Il y a le personnel, il y a ceux qui viennent livrer la nourriture, puis il y a, bien sûr, les résidents eux-mêmes, a-t-il expliqué. Donc, ce qu'on veut, c'est qu'il y a plus de contrôle, donc qu'il y ait des gardiens, qu'il y ait des vérifications qui soient faites des symptômes à l'entrée.» 

Les milieux de vie pour aînés sont ceux où il y a le plus de vulnérabilité, a-t-il poursuivi. Actuellement, les visites y sont interdites. Les résidants ne peuvent sortir quand bon leur semble, à moins d'être supervisés dans de cas exceptionnels. 

«Avec le personnel additionnel qu'on ajoute, on va pouvoir s'assurer encore plus que ces mesures-là soient prises, mais, bien sûr, aussi s'assurer que toutes les personnes qui entrent soient contrôlées pour ne pas apporter le virus.

Lundi, Marguerite Blais a mentionné que «les propriétaires n’ont pas l’obligation d’embaucher un agent de sécurité, mais ils ont l’obligation de surveiller les entrées et les sorties» des résidences. Il en va de la sécurité des résidants et des employés. 

 

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