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28 mars 2020 - 06:56

COVID-19 : le CISSS du Bas-Saint-Laurent se prépare pour d’éventuelles hospitalisations

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a procédé à des travaux, ces derniers jours, dans ses établissements de soins de la région, le Foyer Saint-Antonin et le Centre hospitalier régional du Grand-Portage (CHRGP), entre autres, afin de se préparer «à une nouvelle phase» dans la lutte à la COVID-19. 

Plusieurs entrepreneurs ont été vus à ces endroits au cours de la dernière semaine. Une grue a même été déplacée au CHRGP, les 25 et 26 mars. Ariane Doucet-Michaud, responsable des communications pour le CISSS du Bas-Saint-Laurent, confirme que les travaux sont réalisés «dans le but de se préparer à avoir des hospitalisations». 

«Dans une première phase, on avait regardé à travers nos installations pour savoir s’il y avait des bâtiments, des édifices, où on pourrait installer des lits pour permettre d’en libérer le plus possible dans les hôpitaux», a-t-elle expliqué. 

«À saint-Antonin, ce serait une clientèle hospitalière non liée à la COVID-19 [qui y serait installée]. Par exemple, les gens qui subiraient une chirurgie urgente, mais qui seraient testés négatifs au virus, seraient transférés au Foyer Saint-Antonin.» 

Le CISSS confirme qu’aucune hospitalisation liée au virus n’est prévue dans la région pour le moment. Le Bas-Saint-Laurent n’a d’ailleurs pas le mandat d’hospitaliser les cas COVID-19. 

«Mais le ministère demande de se préparer pour une phase ultérieure où on devrait hospitaliser des cas positifs de la COVID-19 dans les unités de soins intensifs du CHRGP», a ajouté Mme Doucet-Michaud. 

Les travaux effectués au 5e étage du centre hospitalier visent à rehausser les installations actuelles pour s’assurer qu’elles offrent un environnement «le plus sécuritaire possible» pour les patients et le personnel soignant. Selon nos informations, des locaux auraient été convertis pour augmenter le nombre de chambres à pression négative.

Notons que des travaux similaires ont été réalisés au Centre Thérèse-Martin de Rivière-Ouelle afin de préparer les lieux dans le cas d’éventuelles hospitalisations à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière.

L’opération a été enclenchée à vitesse grand V. On souhaite que tout soit réalisé le plus rapidement possible. «On sait que le pic de l’épidémie s’en vient dans les prochains jours, prochaines semaines, alors on veut être prêts», a confirmé Ariane Doucet-Michaud. 

 

 

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