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27 mars 2020 - 11:11 | Mis à jour : 11:27

COVID-19: Amendes salées et la prison pour les voyageurs récalcitrants

François Drouin

Par François Drouin, journaliste

Twitter François Drouin

Le jeudi 26 mars, le gouvernement libéral du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a adopté la ligne dure face aux voyageurs de retour au pays. Il a durci le ton à l'endroit des Canadiens qui entreraient au pays sans respecter une période d'isolement obligatoire et minimale de 14 jours. Ces derniers s'exposent à des amendes salées pouvant atteindre jusqu'à 750 000 $ ou encore à une peine d'emprisonnement de 6 mois.

Ottawa en a fait l'annonce par la voix de la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu. Ce qui était une demande est maintenant une obligation qui est comprise dans la Loi sur la mise en quarantaine depuis jeudi, à minuit.

La réponse canadienne survient alors que de nombreux voyageurs sont de retour au pays, dont plusieurs «snowbirds», ces Québécois partis passer l'hiver en Floride, et qui ne respectent pas la consigne d'isolement.

La ministre Hajdu a confirmé avoir entendu des cas où des voyageurs ne respectent pas leur quarantaine. Déjà la semaine dernière, elle déclarait avec force : «Quand nous disons que vous devez rester à la maison pendant 14 jours, cela signifie que vous restez à la maison pendant 14 jours. Vous ne vous arrêtez pas pour l'épicerie, vous n'allez pas chez vos voisins ou vos amis, vous restez chez vous pendant 14 jours. Aucune exception.»

Des vérifications en personne, mais aussi des appels téléphoniques seront effectués chez les gens rentrant de voyage afin de s’assurer de leur coopération et de leur isolement.

Ottawa sort donc le bâton et les contrevenants s'exposeront dorénavant à une amende de 750 000 $ tout en étant passibles de six mois de prison. Le gouvernement jonglait initialement avec une amende maximale de 1 M$ et d'un maximum de 3 ans de prison.

Lors de son point de presse quotidien devant sa résidence officielle à Ottawa, Justin Trudeau a soutenu que ces mesures étaient prises afin de protéger les plus vulnérables face à la pandémie de la COVID-19.

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