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8 janvier 2013 - 22:16

Chocolat au goût amer

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Rivière-du-Loup - Dans son édition du 31 décembre dernier, le quotidien La Presse a publié deux textes du journaliste Francis Vailles concernant la vente de tablettes de chocolat au profit d'organisations charitables. Deux textes qui font suite au texte intitulé « Du chocolat au profit de qui ?» publié en octobre 2012.

Le journaliste dresse un portrait peu flatteur d'un fournisseur de chocolat ayant œuvré sous les noms de Chocolat 3 Étoiles, Chocolats Cinq Étoiles et Chocolat suprême. Une « vaste fraude digne de la télésérie Les Bougon » publiait le quotidien. Au menu : faux états financiers,  faux comptables et fausses faillites.

Mais voilà que dans le texte intitulé « La famille Baker est associée à Chocolat Unik », Francis Vailles dévoile que Michael Baker a travaillé pour Chocolat Unik de 2005 à 2010 et que son fils Glenn y est toujours à l'emploi. Le président de l'entreprise, dont les présentoirs ont trouvé place dans plusieurs commerces du KRTB, Sylvain Daneau, serait aussi un ancien employé de Chocolat Cinq Étoiles.

INTERROGATIONS JUSTIFIÉES


Le texte qui réfère à de nombreuses reprises à celui d’Info Dimanche n'a pas échappé à l'attention de la coordonnatrice de la Fédération des personnes handicapées du KRTB, Cyd Lamirande (ci-contre).

« Ça vient nous confirmer que nos interrogations étaient justifiées. Où va vraiment l'argent, qui en profite vraiment? poursuit Mme Lamirande. M. Daneau avec qui je me suis entretenu m'a expliqué que 92 cents du 2 dollars va à Chocolat Unik. Le reste de l'argent va aux collecteurs, l'imprimeur, la secrétaire, un pourcentage pour les pertes et les taxes. Des profits restants entre 5 et 7 sous vont à la Fondation d'aide aux handicapés du Québec, c'est moins de 3 %. »

Si comme le rapporte La Presse, Chocolat Unik a remis une somme de 30 000 $ à la FAHQ, l'entreprise aurait perçu une somme que Cyd Lamirande estime à près de 400 000 $. « M. Daneau a été clair avec moi, ce n'est pas une activité au profit d'un organisme, c'est une activité commerciale avec laquelle il se donne bonne conscience en redonnant quelques sous pour chaque tablette vendue », soutient Mme Lamirande.

Le hic selon elle c’est que les gens qui achètent ces barres sont convaincus d’avoir effectué un don à un organisme d’aide. « Ça prive les organismes d’aide local d’un manque à gagner. Chocolat Unik table sur la générosité des gens pour une activité commerciale. Les gens doivent le savoir et c’est ce que l’article d’Info Dimanche et ceux de La Presse ont fait », a-t-elle conclu.

CHAMBRE DE COMMERCE


Cet argument a aussi trouvé un écho favorable à la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup. Sa directrice générale confirme que l’organisme a incité ses membres à faire preuve de vigilance en ce qui a trait aux présentoirs de Chocolat Unik.

« À la suite d’une conversation avec Mme Lamirande, il nous a semblé important d’informer nos membres sur la situation que l’argent n’allait pas en entier aux organismes et de plutôt encourager les organisations locales », confirme Mme Lamontagne.




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2 réactionsCommentaire(s)
  • Stratagème connu depuis longtemps comme dans plusieurs autres activités comparables. Facile. Ne pas en acheter tout simplement surtout quand il n'y a personne pour offrir le chocolat comme dans les dépanneurs.

    Tous les voleurs ne sont pas en prison - 2013-01-08 21:34
  • d'apres moi il vont en vendre un peu moin avec ceci......gang de voleur

    max - 2013-01-08 12:19