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17 janvier 2012 - 22:47

Chaire de recherche sur la forêt habitée: partenariat avec l’industrie forestière

Rimouski – La Chaire de recherche sur la forêt habitée de l’UQAR va développer, au cours des trois prochaines années, des stratégies d’optimisation sylvicole de l’aménagement écosystémique de forêts au Bas-Saint-Laurent. Une démarche novatrice qui découle d’une alliance stratégique entre le secteur de la recherche et l’industrie de la foresterie.
 
Une somme de 900 000 $ sera à la disposition de la Chaire de recherche sur la forêt habitée pour mener ses travaux. Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, par le biais du programme Subventions de recherche et développement coopérative – projet du CRSNG, et le Groupe Lebel financent à parts égales cette importante subvention de recherche.

« Il s’agit d’un partenariat majeur pour la recherche forestière, souligne le recteur de l’UQAR, Michel Ringuet. Les travaux qui seront réalisés par la Chaire de recherche sur la forêt habitée permettront de positionner l’UQAR à l’avant-plan en vue de la mise en œuvre du nouveau régime forestier. »
 
C’est avec enthousiasme que le Groupe Lebel a accepté qu’une partie de ses redevances forestières soit utilisée afin de financer les travaux de l’équipe de chercheurs de l’UQAR.

« Chez Groupe Lebel, nous sommes pleinement conscients que pour assurer la pérennité et la diversité de cette précieuse ressource qu’est la forêt, il nous faut continuellement raffiner nos connaissances et développer de nouveaux outils permettant la prise de décisions éclairées », mentionne Gérald Baril, responsable du développement des affaires. « Comme le concept d’aménagement écosystémique est un élément fondamental de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, il devenait donc tout à fait à propos de nous associer à ce projet de recherche. »
 
COLLABORATION


L’obtention de cette subvention a été rendue possible par une étroite collaboration de longue date entre l’UQAR, la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune ainsi que le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire.
 
Le projet de recherche s’intitule « Optimisation sylvicole de l’aménagement écosystémique des forêts en zone de transition tempérée-boréale de l’Est du Canada ». Il s’inscrit en amont de l’entrée en vigueur de la Loi 57 sur l’aménagement durable des forêts, en 2013.

« La notion d’optimisation sylvicole est liée aux connaissances nécessaires pour vérifier la faisabilité et la validation des avantages allégués de l’aménagement forestier écosystémique », explique le professeur Luc Sirois, titulaire de la chaire de recherche.

« Les travaux de recherche sur l’écosystème, qui constitue l’infrastructure de production de la matière ligneuse, et les produits forestiers qui en sont issus, permettront à l’industrie de demeurer concurrentielle dans le contexte de l’implantation de l’aménagement forestier écosystémique. »

AXES DE RECHERCHE

 
Trois grands axes de recherche ont été retenus par la Chaire de recherche sur la forêt habitée de l’UQAR : l’étude de l’expansion de l’érable à sucre et du peuplier faux-tremble dans les forêts à l’interface de la zone tempérée et de la zone boréale, l’analyse de la dynamique forestière à la suite des nouveaux traitements d’aménagement forestier écosystémique et, enfin, l’examen des relations inter-spécifiques que suscitent le phénomène d’enfeuillement de la forêt résineuse par les espèces à feuillage décidu et ses répercussions sur la croissance et la qualité des bois produits.
 
Outre Luc Sirois, trois autres professeurs de l’Université du Québec à Rimouski sont impliqués dans ces travaux de recherche, soit Dominique Arsenault, Dominique Gravel, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie des écosystèmes continentaux, et Robert Schneider, cotitulaire de la Chaire de recherche sur la forêt habitée. Ce partenariat entre le secteur de la recherche et l’industrie forestière permettra de former une trentaine d’étudiants au baccalauréat, à la maîtrise, au doctorat et au postdoctorat au cours des trois prochaines années.

 

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