Publicité

18 novembre 2010 - 11:26

Rivière-du-Loup entend protéger les écosystèmes forestiers

Rivière-du-Loup – Reconnaissant l’importance de protéger les écosystèmes forestiers, qui va de pair avec la valeur de développement durable qu’elle prône, la Ville de Rivière-du-Loup a adhéré au programme d’entente de conservation volontaire de l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Bas-Saint-Laurent.

Ce programme, tel que défini par l’Agence, vise à sensibiliser les propriétaires de zones forestières d’intérêt écologique à la préservation des habitats sensibles aux activités forestières comme les écosystèmes forestiers exceptionnels. L’un des rôles est de veiller à l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi d’un plan de protection et de mise en valeur qui identifie des milieux sensibles à protéger.

Ainsi, à la suite des travaux d’inventaire réalisés par l’Agence, la Ville s’engage à protéger une pinède à pin gris dont 0,3 hectare d’une superficie totale de 10 hectares est sa propriété. Ce site est situé à proximité du fleuve, sur une colline rocheuse que l’on retrouve à 7 kilomètres à l’est de Cacouna.

Concrètement, la Ville s’engage par cette entente à respecter les recommandations de conservation émises par l’Agence afin de maintenir la valeur du site. Au nombre de ces recommandations :

-    Ne pas réaliser d’intervention forestière dans la pinède en raison de sa sensibilité et de sa haute valeur écologique;
-    Éviter l’utilisation de VTT et autres machineries pouvant fragiliser les sols minces et avoir des impacts sur le système racinaire des arbres;
-    Collaborer avec l’Agence et le Groupe de travail sur les écosystèmes forestiers exceptionnels pour la validation et le suivi du site;
-    Limiter le plus possible les activités humaines dans la pinède et, plus particulièrement, celles susceptibles de modifier le milieu;
-    Conserver des arbres et arbustes fruitiers dans la pinède puisque la présence de cette flore attire une grande variété d’oiseaux et de mammifères qui s’en nourrissent.

Le défrichage à différentes fins économiques dont la production de bois de chauffage, de clôtures et de matériaux de construction, mais également des facteurs naturels tel le passage de la tordeuse des bourgeons de l’épinette, contribuent à modifier la composition forestière au détriment des peuplements régionaux.

L’engagement que la Ville prend envers la communauté et l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Bas-Saint-Laurent vient donc en appui au respect des principes de développement durable, au plus grand bénéfice des générations futures.

Publicité


Publicité

Commentez cet article