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24 août 2022 - 06:56

Une rentrée «normale» pour le Cégep de Rivière-du-Loup

Lydia Barnabé-Roy

Par Lydia Barnabé-Roy, Journaliste

Près de 1 100 étudiants ont foulé l’entrée du Cégep de Rivière-du-Loup lors de la rentrée scolaire, ce 22 aout. Ils ont pu franchir les portes sans masque, remplir des classes à pleine capacité et commencer leur session d’automne sans tracas, une première depuis la pandémie. Le directeur général, René Gingras, se réjouit de ce retour à la normale.

«Ça nous ramène à peu près au niveau d’effectif qu’on avait avant la pandémie», mentionne M. Gingras. Le directeur pense que cette rentrée «normale» soulage beaucoup les étudiants et son personnel puisqu’aucune règle sanitaire particulière entourant la pandémie ne leur a été émise.

Il espère que la situation restera ainsi, avec tous les étudiants sur le campus, même ceux qui viennent d’autres pays. Pas moins d’une centaine d’étudiants internationaux qui sont inscrits au cégep pour la session. Un accueil spécial a été préparé pour eux le 16 aout dernier. Les 18 et 19 aout marquaient la rentrée pour les nouveaux élèves.

DES CONCENTRATIONS DÉLAISSÉES PAR LES QUÉBÉCOIS

Dans le programme des arts appliqués du Cégep de Rivière-du-Loup, en graphisme et en design d’intérieur, un nombre plus élevé d’étudiants étrangers est observé. «Comme plusieurs ont déjà un diplôme obtenu en France dans le même domaine, ils arrivent en troisième année à peu près dans le programme. Donc on se retrouve en troisième année avec un nombre important d’étudiants français surtout dans ces programmes-là», explique René Gingras.

Il soutient que la raison pour laquelle moins d’étudiants québécois optent pour ces concentrations est une question d’intérêts: «On est à un moment où on vit une pénurie de main-d’œuvre généralisée. Plus que jamais les étudiants ont le choix». Aussi, le cégep recrute dans plusieurs lycées en France. Plusieurs personnes sont intéressées par ces domaines et souhaitent, en venant étudier ici, travailler au Québec par la suite, s’établir et y vivre.

Selon le directeur général, la situation de l’emploi en France ne se compare pas du tout à celle du Québec. «Au Québec on est en situation de pénurie de main-d’œuvre, littéralement. Alors qu’en France il y a quand même encore, surtout chez les jeunes, un taux de chômage assez élevé», assure-t-il.

Malgré le nombre réduit d’étudiants du Québec en graphisme et design d’intérieur, les concentrations restent viables. D’après M. Gingras, la baisse d’étudiants québécois est généralisée dans toute la province. Alors même si le cégep renouvelle sa publicité et la promotion de ses programmes chaque année dans les écoles lors de séances d’information, il est inévitable qu’il y ait un manque. «On n’est pas le seul cégep au Québec, évidemment. Donc tout le monde fait exactement le même travail et on vise un nombre d’étudiants qui est moindre que par le passé, quoiqu’on va vivre une petite augmentation du nombre total d’étudiants dans les prochaines années», raconte M. Gingras.

Les statistiques de 2021 montrent que 50 % de la population cégépienne de Rivière-du-Loup provenait du KRTB. Les étudiants internationaux se comptent à plus ou moins 10 %. Ainsi, les cégépiens venant d’ailleurs au Québec se chiffrent à plus ou moins 40 %. Le directeur général mentionne que la majorité des étudiants reçus sont issus des écoles secondaires de la région, si leur programme est donné à Rivière-du-Loup. «Ils vont généralement venir ici. Il va y avoir quelques petites exceptions, mais ce n’est pas la majorité», allègue-t-il.

DE NOUVELLES CONCENTRATIONS

Cette session-ci, le Cégep de Rivière-du-Loup accueille sa deuxième cohorte d’étudiants en pharmacie. «Elle est un peu plus petite que la précédente, mais on l’a constaté dans l’ensemble du réseau collégial», souligne René Gingras. Son équipe est présentement en discussion pour retravailler le côté d’information scolaire pour la promotion du programme. Le directeur insiste sur le fait que tout est nouveau, même la profession de technicien en pharmacie. «On n’était même pas capables de dire à nos élèves au secondaire combien ça gagne un technicien en pharmacie dans un hôpital parce que le gouvernement n’avait pas encore statué là-dessus. Ça s’est réglé à la fin de l’année dernière, au printemps», confie-t-il. Il croit que les nouvelles données sur la profession aideront le cégep à attirer plus d’étudiants dans son programme pour la prochaine cohorte.

Du côté de la nouvelle concentration en inhalothérapie, un poste d’enseignant sera bientôt affiché par l’établissement afin de travailler à l’élaboration du programme. À l’été 2023, le Cégep de Rivière-du-Loup procédera à certains aménagements en vue du début des classes à l’automne 2023. Cependant, les travaux majeurs seront effectués dès les deux années suivant la mise en place du programme. «On croit, comme il va y avoir une belle synergie avec nos autres programmes en santé, qu’on va peut-être même regarder la possibilité d’aménager des espaces qui peuvent servir à plusieurs programmes en même temps», précise M. Gingras.

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