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10 juin 2022 - 06:54

Les Grands Amis à la recherche de la perle rare…et vite 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Le temps presse pour Les Grands Amis du KRTB. L’organisme louperivois se donne maintenant quelques jours afin de trouver un animateur ou une animatrice pour l’été, sans quoi il craint ne pas pouvoir offrir un service apprécié et important pour plusieurs familles de la région : le groupe d’été. 

À moins d’un mois du lancement du service inspiré des camps de jour pour la saison estivale 2022, la directrice générale de l’organisme, Annie Lachance, avoue être inquiète. Un groupe d’été pourra-t-il être formé comme les années précédentes? Rien n’est plus incertain depuis quelques semaines. «On espère vraiment pouvoir l’offrir. On y croit encore, mais plus le temps passe, plus on doute vraiment d’y arriver.»

Mme Lachance a récemment interpellé Info Dimanche sur cette situation. Le nœud du problème? Le manque de main d’œuvre, ou plutôt, l’incapacité de combler un poste d’animateur pour la saison estivale.

L’organisme sans but lucratif, qui se préoccupe du mieux-être des jeunes de 5 à 17 ans qui vivent de l’isolement et des difficultés d’adaptation sociale, cherche la perle rare depuis le mois d’avril, sans succès. 

«On cherche, mais on ne trouve pas. Les gens ne viennent pas. Les étudiants, par exemple, optent pour des restaurants, des commerces où les salaires sont plus élevés. Dans notre cas, on ne peut juste pas atteindre ces montants-là, surtout en souhaitant que nos services demeurent gratuits», regrette-t-elle. 

Le poste est aujourd’hui affiché à 17 $ de l’heure. «Nous recevons une subvention d’Emplois d’été Canada qui couvre le salaire minimum en plus de certains frais. On a gratté les fond de tiroir pour le bonifier le plus possible, mais nous sommes maintenant coincés et pas assez compétitifs. On ne peut pas aller plus haut, explique Mme Lachance. On ne peut pas monter jusqu'à 22 ou 25 $ de l'heure sans toucher à nos services […] C’est un gros dilemme qu’on a.»

Elle déplore que l’argent reçu du programme d’aide puisse ne pas être utilisé, si un groupe d'été n'est pas formé. «Ce serait vraiment dommage. On a multiplié les démarches pour aller chercher d’autres sommes. On est allé voir notre bailleur de fonds et on a regardé pour de nouvelles subventions, mais on n’a plus de solution.» 

DES BESOINS

Si aucun groupe d’été ne peut être formé, faute des ressources nécessaires, il s’agirait d’une grosse perte pour la région, estime Annie Lachance. Le service est offert deux jours et demi par semaine (les lundi, mercredi et vendredi) entre la fin juin et le mois d’aout et propose des activités et sorties diversifiées pour une dizaine de jeunes avec des besoins particuliers. Cet été, l’équipe voulait lancer le thème «Un voyage à travers le monde» et faire découvrir aux jeunes de nouveaux pays chaque semaine. 

«Pour certains jeunes, ce n’est pas possible de s'intégrer dans les camps de jour ordinaires, c'est au-delà de leurs capacités, au-delà ce qu'ils peuvent donner. Ils peuvent se sentir stigmatisés ou mis de côté parce qu'ils ne se sentent pas à leur place. Ici, il y a un accompagnement pour eux», explique Mme Lachance, ajoutant que le service permet aussi un équilibre dans le quotidien des parents. 

«On veut que leur été aide leur estime de soi et qu’il serve de lancée pour l'année scolaire. Qu'ils se sentent bien, valorisés et impliqués dans une gang. Que ce petit nuage-là vienne les aider dans toutes les sphères de la vie par la suite.»

Annie Lachance souligne recevoir des appels d’intervenantes jeunesse et de parents intéressés chaque semaine. «Ils souhaitent s’inscrire, mais je ne peux pas leur répondre et ça me fait mal au coeur […] C’est vraiment un cri d’alarme, un cri du cœur, que je lance maintenant.»

MISSION 

En travaillant de concert avec l’intervenante communautaire, l’animateur ou l’animatrice sera appelé€ à animer et aider à organiser des activités de groupe, à interagir avec la clientèle et à travailler avec les bénévoles. Surtout, cette personne fera partie d’une équipe dévouée. «C’est un beau travail, super stimulant et formateur», note Annie Lachance, soulignant que l’horaire de 35 heures par semaine est «flexible». 

Les Grands Amis du KRTB cherche une personne motivé de 16 à 30 ans qui a de l’intérêt ou de l’expérience dans le domaine des loisirs, de l’éducation à l’enfance ou un autre domaine connexe. Être autonome et proactif, posséder une bonne écoute, avoir des habiletés dans la résolution de conflits et aimer apprendre sont des atouts. 

Les personnes intéressées peuvent communiquer avec Annie Lachance au (418) 867-5885 ext.161 ou au [email protected] 
 

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