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25 février 2022 - 11:04

Dossier de la traverse

«On fera du bruit quand ce sera le temps» - Suzanne Rhéaume

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

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Même si la Municipalité de Cacouna se fait plus discrète pour le moment dans le dossier de la traverse reliant le Bas-Saint-Laurent à Charlevoix, ce n’est pas par manque d’intérêt, assure la mairesse Suzanne Rhéaume.

À l’instar de la Ville de Rivière-du-Loup, la Municipalité de Cacouna a elle aussi rencontré le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, la semaine dernière. «C’était à son invitation. Je fais confiance au processus qui a été mis en place. Il me semble rigoureux, neutre et transparent. Les explications étaient très claires. On nous a assuré que nous partions au même point sur la ligne de départ et sur le même pied d’égalité. Je lui ai dit que ce n’est pas par manque d’intérêt que nous faisons moins de bruit», résume la mairesse de Cacouna. 

Mme Rhéaume réitère que l’éventuel déménagement de la traverse à Cacouna s’inscrirait bien dans la vocation touristique et récréotouristique qui est présentement en développement en collaboration avec le parc côtier Kiskotuk et la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk. Elle croit que les activités de la traverse pourraient très bien cohabiter avec les activités au port de Gros-Cacouna. «Nous avons eu une très belle écoute et il a été sensible à ce qu’on a dit […] Pour l’instant, on est plus discret, mais on fera du bruit quand ce sera le temps et on pourra se mobiliser», ajoute Suzanne Rhéaume.

Comme le maire de Rivière-du-Loup Mario Bastille, elle déplore que deux municipalités voisines, situées à 10 kilomètres l’une de l’autre, soient mises en opposition pour ce projet aux éventuelles retombées majeures dans la région. «Nous avons la même volonté que Rivière-du-Loup. On veut garder les gens à Cacouna et dans notre MRC. C’est Rivière-du-Loup qui a les hôtels. Je m’explique mal cette rivalité parce que nous sommes des voisins limitrophes», constate Mme Rhéaume.

Elle voit aussi un avantage économique à l’allongement de la saison de la traverse pendant une partie de l’hiver puisque le port de Gros-Cacouna est situé en eaux profondes. La mairesse croit que les usages touristique, commercial et industriel pourraient y cohabiter, avec une planification et une cohésion en ce sens, à l’image de la traverse de Québec-Lévis. Cacouna fait présentement ses devoirs et présentera son dossier mettant en valeur ses atouts au cabinet du ministre des Transports le 16 mars. La mairesse Suzanne Rhéaume souligne que toutes les infrastructures au port de Gros-Cacouna sont en parfaite santé. Le dépôt de l’étude d’opportunité est prévu au printemps 2023.

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Comment se fait-il qu'on ne parle plus de la pouponnière de bélugas au Port de Cacouna? Ils ne sont plus importants?

    rioux ursule - 2022-02-26 13:11