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4 janvier 2022 - 06:02

COVID-19 : la FIPEQ-CSQ demande des réponses au ministère de la Famille

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) interpelle le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, pour lui demander de suspendre l'application des directives transmises aux services de garde éducatifs à l'enfance le 30 décembre concernant l'isolement des personnes en contact avec un cas positif à la COVID-19.

Les éducatrices en services de garde et les enfants qui ont été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19 n’auront plus à s’isoler, à moins de présenter des symptômes ou encore si une personne habitant sous le même toit a reçu un résultat positif à un test de dépistage.

Dès le lendemain de l'émission des directives, la FIPEQ-CSQ a écrit au ministère de la Famille pour obtenir des précisions concernant l'application des nouvelles mesures alors que les guides de pratiques en installation et en milieu familial produit par l'Institut national de santé publique et par la Commission des normes, de l'équité de la santé et de la sécurité au travail n'ont pas été mis à jour depuis le 20 septembre, soit bien avant l'arrivée du variant Omicron. La Fédération affirme ne pas avoir reçu de réponse à ses questionnements.

La Direction de la santé publique de Montréal a pris la décision de suspendre l'application des directives et la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon, estime que c'est tout le Québec qui doit prendre un pas de recul et faire le point sur les risques de transmission du nouveau variant chez les tout-petits.

«Les éducatrices et le personnel des services éducatifs à l'enfance travaillent dans des lieux étroits à moins de deux mètres d'enfants de 0 à 5 ans qui sont ni vaccinés ni masqués. Il faut prendre en considération la particularité de nos services et obtenir des réponses claires, fondées sur des données scientifiques, pour rassurer nos membres», demande Mme Grenon.

La FIPEQ-CSQ rappelle par ailleurs que les règles d'isolement auront des impacts sur ses membres et souhaite rapidement une rencontre avec le ministère de la Famille pour soumettre des solutions. ««Entre septembre 2020 et aujourd'hui, l'ensemble des milieux familiaux ont eu droit à 10 jours d'absence pour des raisons en lien avec la COVID-19. Avec les délais actuels pour obtenir des tests, il serait absurde de ne pas ajouter de nouvelles journées accessibles à ces milieux. Dans la même logique, les intervenantes en CPE devraient avoir accès à des congés rémunérés spécifiquement en lien avec la COVID-19», relève Mme Grenon. La FIPEQ-CSQ demande aussi que le personnel en CPE et les responsables en services éducatifs en milieu familial aient accès à des tests rapides en priorité.

 

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