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22 novembre 2021 - 09:20

Loi sur l’équité salariale

Les syndicats de la CSQ du Bas-Saint-Laurent réclament une loi avec plus de mordant

À l’occasion du 25e anniversaire de la Loi sur l’équité salariale, les syndicats du Bas-Saint-Laurent affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) se mobilisent aujourd’hui pour demander au gouvernement de réviser la loi. Ainsi, cinq syndicats ont manifesté devant les bureaux de la CNESST de Rimouski, le lundi 22 novembre. 

«L’équité salariale est un principe phare de notre société : à travail masculin équivalent, le salaire devrait être égal pour les femmes. Selon les dernières données, une femme gagne 0,89 $ pour chaque 1 $ gagné par un homme. Même si plusieurs avancées ont été réalisées, on constate que l’équité salariale n’est toujours pas atteinte. Vingt-cinq ans plus tard, il est clair que la loi manque de mordant», soutient Jean-François Gaumond, président du Syndicat de l’enseignement de la région de la Mitis-CSQ.

«Après une bataille juridique de neuf ans ayant mené à une décision de la Cour suprême demandant au gouvernement de modifier la loi, nous voilà repartis pour quelques années de contestation, puisque certaines modifications faites en avril 2019 sont, de notre point de vue, discriminatoires», mentionne Anne Dionne, 2e vice-présidente de la CSQ.

«La tâche des enseignantes et enseignants s’est complexifiée avec l’intégration massive des élèves en difficulté et avec l’ajout de contenus non prescrits par le régime pédagogique tels que l’éducation à la sexualité, l’approche orientante et l’éducation financière. Le gouvernement se doit de reconnaître à sa juste valeur le travail de ses enseignantes et enseignants qui sont discriminés par le fait que leur emploi soit à prédominance féminine. En 2021, c’est inacceptable !», ajoute Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage (CSQ).

Selon les syndicats, la discrimination systémique fondée sur le sexe à l’égard des personnes qui occupent des emplois dans des catégories à prédominance féminine n’avait pas sa place il y a 25 ans et elle l’a encore moins en 2021. C’est pourquoi ils veulent rappeler que ce dossier est prioritaire pour les dizaines de milliers de travailleuses québécoises qui revendiquent un salaire équivalent et, surtout, la reconnaissance à sa juste valeur de leurs emplois.

La Centrale a également interpellé les partis politiques provinciaux afin que la révision de la loi soit incluse dans les plateformes électorales en vue de la prochaine élection. Les 125 députés de l’Assemblée nationale ont aussi été interpellés par la CSQ à ce sujet.

«Ne  faisons  pas  les  choses  à  moitié,  faisons  l’équité  salariale  correctement»,  conclut  Anne Dionne, 2e vice-présidente de la CSQ.
 

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