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6 mai 2021 - 14:31 | Mis à jour : 7 mai 2021 - 13:04

Pénurie de main-d’œuvre en santé au BSL : la responsabilité d’Isabelle Malo selon l’APTS-FIQ

Dénonçant la situation catastrophique du réseau de la santé et des services sociaux, des membres de l’alliance APTS-FIQ se sont réunis pour lancer un message clair à Isabelle Malo, présidente et directrice générale du CISSS du Bas-St-Laurent, ce jeudi 6 mai. «Il est de votre responsabilité d’agir contre la pénurie de main-d’œuvre, maintenant!», clament-ils. 

Une action symbolique concernant le nombre de postes vacants au sein de la catégorie 1 et 4 du Bas-St-Laurent a été faite plutôt en matinée devant le centre administratif du CISSS-BSL à Rimouski.

«La PDG a la responsabilité de mettre en place toutes les conditions nécessaires pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. Quel est le plan de match pour attirer et retenir les salariés dans le réseau public? Par son silence, le CISSS du Bas-St-Laurent appuie l’attitude intransigeante du gouvernement Legault envers les femmes travaillant dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ce que nous demandons à notre PDG, c’est de dire à ses vis-à-vis du gouvernement qu’il y a urgence d’agir», ont déclaré Simon Dubé, représentant national de l’APTS-BSL, et Cindie Soucy, présidente du FIQ-SPSICR-BSL.

«Environ 110 postes sont actuellement vacants du côté des professionnels et techniciens au CISSS du Bas-St-Laurent. Ça représente 5% de la main-d’œuvre dans notre catégorie d’emploi. Également, moins de 60% des postes sont occupés par leur titulaire en temps réel. La liste de rappel est insuffisante pour couvrir les postes vacants, les absences de longue durée en maladie ou en maternité par exemple, et les besoins ponctuels. C’est un cercle vicieux; nos membres s’épuisent ou quittent carrément le réseau. Au final, ce sont les services à la population qui sont gravement menacés», affirme Simon Dubé. 

«Présentement au CISSS du Bas-St-Laurent, c’est 54 postes qui sont vacants ce qui représente environ 2% du nombre total de nos postes. Cependant, nous devons ajouter à cela le nombre de postes temporairement dépourvus de titulaires pour différent motif d’absences, ce qui représente environ 384 absences. Si nous additionnons ces nombres, c’est plus de 438 postes à découvert seulement pour notre catégorie d’emploi. Nos professionnelles sont épuisées et à bout de ressource. Les quarts en temps supplémentaires et en temps supplémentaires obligatoires s’additionnent. Avec un aussi grand nombre d’absences, notre tour revient vite. La qualité des soins est mise à rude épreuve avec des conditions de travail qui ne cesse de se détériorer», affirme Cindie Soucy.

Mettre fin à la discrimination salariale 

L’absence de reconnaissance fait mal au réseau, qui se vide de ses professionnelles en soins, de ses professionnel·le·s et de ses technicien·ne·s, sans attirer la relève. Cette pénurie de main-d’œuvre rend le Québec particulièrement vulnérable pour affronter les défis que pose notamment le vieillissement de la population, estiment les syndicats. 

Il est plus qu’urgent que le gouvernement Legault reconnaisse que l’expertise, ça se paie, ajoutent-ils. «Cela fait 20 ans que les augmentations salariales des membres de l’alliance APTS-FIQ sont sous l’inflation, diminuant constamment leur pouvoir d’achat.» 

Afin de rééquilibrer la situation, l’alliance APTS-FIQ revendique des augmentations de salaire de 12,4 % sur trois ans, dont 7,4 % en rattrapage salarial. Les conséquences économiques de la pandémie ne peuvent justifier ni la stagnation salariale, ni le maintien d’une discrimination systémique contre les femmes, qui tiennent le réseau public à bout de bras.
 

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