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1 février 2021 - 06:56

Choix de carrière : mentors recherchés au Bas-Saint-Laurent 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Choisir une voie professionnelle est une décision importante. Pour certains, le choix est facile, alors que pour d’autres, il l’est beaucoup moins. Les questions peuvent être nombreuses, les doutes aussi. Dans ce contexte, il faut demander conseil et faire appel au mentorat peut être une direction payante pour un choix judicieux et éclairé. 

Depuis 21 ans maintenant, l’organisme à but non lucratif Academos aide les jeunes de 14 à 30 ans à effectuer le choix de carrière en les mettant en contact avec la réalité du monde du travail. Grâce à une application de mentorat virtuel, ils peuvent facilement dialoguer avec des professionnels du domaine qui les intéresse. 

«Notre mission est de favoriser la persévérance scolaire en aidant les jeunes à trouver un projet professionnel qui donne du sens à leurs études et les motive […] C’est d’autant plus important avec la situation actuelle», partage Catherine Légaré, présidente et fondatrice d’Academos. 

«Pour avoir un contact direct avec ce qu’il se passe dans le marché du travail, il faut parler avec quelqu’un qui fait le métier ou la profession qui nous intéresse, quelqu’un qui est peut-être passé par le même programme d’études que l’on envisage aussi […] L’idée, c’est que les jeunes puissent poser leurs questions et mieux se projeter dans l’avenir», ajoute-t-elle. 

La réussite d’Academos repose essentiellement sur la participation de plus de 3000 mentors québécois. En ce moment, devant une hausse des fréquentations de l’application, liée en partie à la pandémie de COVID-19, l’organisme est à la recherche de nouveaux mentors au Bas-Saint-Laurent. 

Ces personnes, intéressées à faire du bénévolat et à aider la relève dans leur milieu, ont des profils variés et ils sont issus de tous les secteurs et de tous les niveaux de formation. Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues. 

«Dans la vie de plein de jeunes, ces personnes-ressources existent dans l’entourage d’un parent qui peut alors faire le contact. Mais plusieurs n’ont pas cette chance, n’ont pas un parent qui connaît quelqu’un qui exerce le métier qu’ils souhaitent occuper. Academos est là pour bâtir ces ponts qui ne sont pas toujours présents», explique Catherine Légaré. 

«FAIRE TOUTE LA DIFFÉRENCE»

Denis Caron, un retraité de Rivière-du-Loup qui a œuvré comme directeur photo après une carrière en éducation est mentor pour Academos depuis 2014. Ces dernières années, il a discuté avec une vingtaine de jeunes curieux d’en apprendre davantage sur ce métier et sa réalité professionnelle. 

«Je trouve très intéressant de créer ce lien entre une personne d’expérience qui souhaite partager et un jeune curieux qui est aux études. De parler avec une personne motivée, ça donne le goût de faire comme lui ou elle. Je crois vraiment que ça peut faire toute la différence, au même titre qu’un stage», souligne-t-il. 

M. Caron explique que le mentorat permet d’avoir un accès privilégié à la réalité d’une profession, à des informations autrement difficiles à obtenir sur l’horaire, l’environnement ou les conditions de travail, par exemple. L’expérience est selon lui très valorisante. 

«Les jeunes posent souvent plusieurs questions intéressantes. Est-ce difficile de se faire une place? Est-ce que c’est exigeant? Est-ce qu’il y a des contraintes? C’est important de ne pas juste vanter la profession, mais montrer les plus et les moins. Habituellement, il y a davantage de bons côtés, mais c’est important de tout partager», indique-t-il. 

Les élèves et les mentors sont liés par l’emploi qu’ils occupent ou qui les intéressent, mais également par leurs intérêts plus larges. Un algorithme intelligent permet de mettre en contact les personnes «qui se ressemblent». Tout le processus reste cependant anonyme afin d’assurer la confidentialité et la sécurité des jeunes. 

Autre élément intéressant : les mentors sont les maitres de la gestion de leur profil, c’est-à-dire qu’ils gèrent leurs disponibilités et le nombre de demandes qu’ils peuvent recevoir au même moment. «Pour moi, c’est aussi un point fort. C’est flexible et pas très accaparent», assure Denis Caron qui n’hésite à pas à conseiller cette expérience à tous les professionnels passionnés qui aimeraient être un ambassadeur de leur métier et faire une différence dans le processus de choix de carrière d’un élève. 

Academos, c’est plus de 100 000 jeunes inscrits et plus d’un million de messages échangés depuis 1999. Pour davantage d’informations, visitez le site Web ou la page Facebook de l’organisme. 
 

 

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