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17 janvier 2021 - 06:03

Ventes par téléphone et Internet pendant le confinement, des commerçants s’adaptent

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Le 6 janvier, le premier ministre François Legault annonçait que les commerces de détail resteraient fermés jusqu’au 8 février prochain. Toutefois, ils pourront servir leur clientèle par téléphone et Internet ainsi que leur remettre les articles achetés à la porte ou par un service de livraison.

Un compromis qu’acceptent par solidarité Gratien Fournier et François D’Amours, copropriétaires du Centre Hi-Fi de Rivière-du-Loup de même que Christian St-Pierre à la barre du commerce J.A. St-Pierre et Fils de Témiscouata-sur-le-Lac.

Rappelons d’abord que jusqu’au 8 février, les commerces non essentiels ou «non prioritaires» devront garder leurs portes closes. Selon le gouvernement, la cueillette dans les commerces sera toutefois permise pour les biens non essentiels. Les dépanneurs et épiceries, qui peuvent toujours opérer, devront fermer à 19 h 30 afin de permettre à leurs employés de retourner à leur domicile puisqu’un couvre-feu a été établi à 20 h. Les stations-service, pharmacies et restaurants offrant un service de livraison, pourront rester ouverts au-delà de 20 h. 

VENDRE, DONNER ET LIVRER

Pour François D’Amours, la perte du «Boxing Day» a fait très mal. «Cette semaine-là est une grosse période», a-t-il noté. Le Centre Hi-Fi entre dans la catégorie «service essentiel» pour son département informatique mais pas pour celui des téléviseurs et systèmes de son. «On peut vendre par téléphone et par Internet, on peut livrer et on peut donner la marchandise à la porte comme le gouvernement l’autorise. On est là pour nos clients», a résumé M. D’Amours.

En effet, si votre ordinateur, devenu un appareil primordial pendant la COVID-19, ou que votre téléviseur ne fonctionne plus pour vous permettre de voir vos séries télévisées ou le hockey des Canadiens de Montréal, une source de divertissement importante actuellement, on peut donc vous dépanner rapidement. «On peut livrer dans la journée même, le tout en respectant les consignes sanitaires», a souligné François D’Amours.

Son partenaire d’affaires Gratien Fournier est également résigné. «On a pas le choix. Si on se fie à ce que l’on voit en Europe, les prochaines semaines peuvent devenir très difficiles pour la santé de beaucoup de personnes. Il faut être solidaire», a d’abord noté avec justesse M. Fournier.

Concernant le Centre Hi-Fi, il a souligné que la période entre Noël et le Jour de l’An est très importante. «Pour nous, janvier est également un bon mois, les gens recommencent à écouter des émissions de télévision. Avec le confinement, beaucoup de personnes ne savent pas que notre commerce est ouvert, elles vérifient», a-t-il ajouté.

ON S’AJUSTE

«Nous allons envoyer des commandes par un livreur et donner des articles à la porte, on s’ajuste», a pour sa part mentionné Christian St-Pierre de l’entreprise J.A. St-Pierre et Fils de Témiscouata-sur-le-Lac. Cette entreprise familiale offre plusieurs bannières à sa clientèle. Pour les secteurs de l’automobile et de la quincaillerie, le commerce a le droit de vendre les articles essentiels. J.A. St-Pierre propose aussi du matériel pour la pêche, la chasse et le plein air. «Nous n’avons pas de site transactionnel, mais nous l’envisageons dans l’avenir», a noté M. St-Pierre.

Le gestionnaire admet que les décisions prises par le gouvernement du Québec ne sont pas faciles. «Je ne voudrais pas être dans leur tête pour prendre des décisions. On va vivre avec ça même si ça va faire mal à beaucoup de commerces et que ça dérange les gens», a-t-il lancé.

«C’est certain que l’on ne fera pas nos frais. Janvier et février, ce sont des mois pour lesquels il n’y a pas grand monde qui font leurs frais», a-t-il ajouté. M. St-Pierre a cependant noté que les mois de novembre et décembre ont été bons avec entre autres un engouement accru pour les activités de plein air.

Christian St-Pierre est solidaire de ses concitoyens et de ses employés. «J’ai donné congé à beaucoup de personnes tout en payant moi-même leur salaire. Ce sont des couts additionnels énormes. Je fais le choix d’avoir des employés à temps plein, il y a un cout à ça. Un employé qui travaille à l’année, il va rester dans mon commerce», a souligné le propriétaire.

 

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