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25 octobre 2020 - 06:04

DOSSIER | Les Basques chantent la pomme

Quitter Montréal pour la campagne de Notre-Dame-des-Neiges

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Il y a environ deux semaines, Mathieu Prezelin et Jessica Lachontch ont quitté Montréal pour déménager dans une maison du 3e rang à Notre-Dame-des-Neiges. Leur arrivée dans la région a été accélérée en raison de tous les changements apportés par le coronavirus.

«La COVID-19 nous a permis de nous décider parce qu’on pouvait travailler à distance. Tout s’est emboité pour faire en sorte qu’on puisse retourner dans un milieu plus rural», explique Mathieu Prezelin. Ce dernier travaille dans le domaine des effets spéciaux pour le cinéma avec la compagnie Folks VFX à Montréal. «Ils étaient vraiment ouverts à l’idée que je travaille à distance ici. Vu que maintenant on est à la campagne, je peux faire des photos de paysages et d’animaux», s’enthousiasme-t-il. Mathieu Prezelin a toutefois dû s’assurer que l’endroit où il s’établirait ait une bonne connexion à Internet afin de pouvoir travailler de la maison. Il a notamment collaboré aux effets spéciaux des séries Shadow Hunters et Umbrella Academy diffusées sur Netflix.

«On était à Montréal mais on ne sortait pas beaucoup. On faisait de la cuisine, notre pain depuis deux ou trois ans. On était pas mal tourné vers le vrac et le sans déchet. Avec la COVID-19, on s’est dit que ça faisait beaucoup plus de sens d’être à la campagne pour faire ça plutôt que d’être pris dans un appartement. Les loyers sont moins chers, ça nous permet de faire des économies», a constaté Mathieu Prezelin. La résidence devait avoir un terrain assez grand pour pouvoir aménager un potager.

Pour le couple, les activités de Place aux jeunes ont permis de confirmer leur choix de s’établir à Trois-Pistoles. «On a participé à un atelier de plantes comestibles de bord de mer, on a mangé dans restaurant qui ne servait que de la nourriture locale et visité une maison disponible en location. Le lendemain, on est venu signer le bail», résume-t-il.

Tous les astres se sont alignés, puisque Jessica Lachontch a trouvé un emploi d’apprentie à la boulangerie Ma Mie de Pain à Trois-Pistoles. Elle peut aussi poursuivre son emploi en éducation à la citoyenneté mondiale à Montréal en télétravail. «J’avais des connaissances au cours des dernières années qui m’avaient parlé de Trois-Pistoles, donc je savais qu’on ne se sentirait pas isolé. Il y a pas mal de jeunes et le milieu est dynamique, avec des évènements comme le Rendez-vous des Grandes gueules. Il y a aussi de beaux projets agricoles. Nous avons déjà discuté avec des maraichers à propos du fait qu’on aimerait faire du bénévolat lors de la période des récoltes», explique Jessica. Cette dernière connaissait déjà la région du Bas-Saint-Laurent, puisqu’elle a étudié pendant trois ans au Cégep de La Pocatière. 

Le seul bémol de ce changement de vie : l’éloignement de leur cercle social à Montréal. Leurs deux familles se trouvent en France et à l’Ile de la Réunion, quelques centaines de kilomètres font donc peu de différence au quotidien. Mathieu et Jessica se sont tous les deux sentis interpelés par les projets de sécurité et de souveraineté alimentaire comme les frigos partagés et le parc Foresti-Fruits qui a vu le jour au cours des dernières semaines à l’école secondaire de Trois-Pistoles.

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