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22 septembre 2020 - 06:03 | Mis à jour : 14:55

La traverse n’ira nulle part ailleurs, assure Sylvie Vignet 

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

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La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, a souhaité mettre fin «aux rumeurs» selon lesquelles le port de Gros-Cacouna pourrait éventuellement accueillir les installations de la traverse Rivière-du-Loup/Saint-Siméon à long terme, ce lundi 21 septembre. «Soyons clairs: cette affirmation est contraire à toutes les discussions et affirmations que nous avons eues avec la STQ jusqu’ici», a-t-elle déclaré. 

Mme Vignet a réalisé cette «mise au point extrêmement importante» dans le cadre d’une allocution spéciale avant le début de la séance du conseil municipal présentée en visioconférence. Durant son discours, elle a aussi expliqué à nouveau la décision des élus louperivois de repousser de quelques années le projet de Carrefour maritime, un choix «nécessaire», mais aussi «parfaitement logique» compte tenu, notamment, des récents investissements en infrastructures à Rivière-du-Loup. 

Concernant le dossier précis de la traverse de Rivière-du-Loup/Saint-Siméon, Sylvie Vignet a souligné que, contrairement à ce que «certaines personnes laissent entendre» depuis quelques semaines, la traverse est à Rivière-du-Loup pour y rester. 

Elle a expliqué que la seule raison pour laquelle le navire qui devrait prendre la relève du NM Trans-St-Laurent, le Saaremaa, devrait un jour accoster à Cacouna, c’est pour y passer les «mois les plus froids de l’hiver». Étant donné le niveau de l’eau, ajoute-t-elle, la STQ considère l’option de construire un quai «provisoire» au port de Gros-Cacouna pour permettre au navire de passer une partie de la saison morte et ainsi étirer la saison de la traverse.

«La traverse est importante pour notre communauté, nos gens d’affaires et la Ville et ce n’est nulle part ailleurs qu’à Rivière-du-Loup qu’elle ira, à l’exception envisageable des semaines additionnelles pour une traverse à l’année», a souligné la mairesse de Rivière-du-Loup. 

«C’est un dossier fondamental pour la Ville, et on va se battre s’il le faut… mais nous avons eu l’assurance que ce n’était pas nécessaire», a-t-elle ajouté, faisant référence à des garanties qu’elle aurait obtenues de la Société des traversiers du Québec lors d’une rencontre organisée le 27 mai dernier à Rivière-du-Loup. 

Sylvie Vignet a mentionné que la STQ bénéficie de la confiance des élus louperivois et qu’elle compte bien poursuivre le travail avec ses représentants. «Une rencontre aura lieu justement cette semaine […] et je suis très confiante quant aux discussions que nous aurons à ce moment», a-t-elle partagé. 

Rappelons que la STQ a ciblé le Saaremaa pour remplacer le NM Trans-Saint-Laurent qui arrive à la fin de sa vie utile. Mais même s’il nécessite un tirant d’eau moins élevé que le précédent, ce nouveau navire ne peut accoster au quai de Rivière-du-Loup en hiver en raison d’une problématique causée par un important de dépôt de sédiments dans le secteur de la pointe. C’est pourquoi le port de Gros-Cacouna, récemment cédé au gouvernement du Québec, a été évoqué. 
 

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1 réactionsCommentaire(s)
  • Fait étonnant personne ne s’interroge sur la provenance de ces sédiments. Entre-temps la mince bande de terrain à l’embouchure de la Rivière-du-Loup s’érode de pas moins de deux mètres par année soit l’équivalent de 200 camions dix-roues annuellement...
    Le site de la pointe est bien sympathique et on peut draguer les alentours du quai indéfiniment mais cette solution est-elle viable à long terme? On peut s’interroger si le draguage n’accentue d’ailleurs pas cette érosion qui constituera moyen terme une menace à l’intégrité de l’autoroute 20 dans le secteur de la sortie 507.

    Philippe Dionne - 2020-09-22 13:13