Publicité

21 septembre 2020 - 15:51 | Mis à jour : 16:49

Grève générale illimitée dans 280 services éducatifs en milieu familial au Bas-Saint-Laurent

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a déclenché une grève générale illimitée ce 21 septembre, faute d'avoir trouvé un terrain d'entente avec le gouvernement du Québec concernant la rémunération des responsables des services éducatifs en milieu familial. Environ 280 services de garde ont pris part au débrayage au Bas-Saint-Laurent. 

Les responsables en services éducatifs en milieu familial gagnent présentement l’équivalent de 12,42 $ de l’heure, selon les estimations de la FIPEQ-CSQ. L’offre du ministre de la Famille du Québec, Mathieu Lacombe, se chiffre à 12,83 $ de l'heure. La Fédération demande plutôt une augmentation à 16,75 $, soit l’équivalent du salaire des éducatrices formées à l'échelon 1 en CPE. 

Cette grève générale illimitée touche plus de 150 services éducatifs en milieu familial dans les MRC de Kamouraska, Rivière-du-Loup, Témiscouata et Les Basques. Ils comprennent chacun en moyenne six enfants. Le syndicat invite d'ailleurs les parents à faire part de leur mécontentement au ministre Lacombe. 

«On aurait voulu éviter la grève générale illimitée. Depuis juin que le ministre de la Famille est au courant que c'est notre prochain moyen de pression. Ça faisait un petit bout que la balle était dans son camp», a commenté la présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial du Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Kathy Côté. 

En après-midi le 21 septembre, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a confirmé qu'un processus de médiation a débuté et convoquera les deux parties à la table de négociations, le 22 septembre. La FIPEQ-CSQ demandait plutôt l'intervention d'un arbitre dans ce dossier. Une manifestation des responsables en services éducatifs en milieu familial est prévue demain devant l'Assemblée nationale à Québec. Les RSE, formés en très grande majorité de femmes, sont sans entente collective depuis le 31 mars 2019.

Publicité


Publicité

Commentez cet article