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4 septembre 2020 - 06:55

Les CPE demandent du financement supplémentaire pour faire face à la deuxième vague de la COVID-19

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

Lors d’une deuxième vague de la COVID-19, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a mentionné que les CPE resteront ouverts. De son côté, l’Association québécoise des centres de la petite enfance demande un soutien financier supplémentaire pour faire face notamment aux dépenses engendrées pour répondre aux exigences de la santé publique.

CPE DE RIVIÈRE-DU-LOUP

Marie-Claude Desbiens, directrice générale du CPE de Rivière-du-Loup, a expliqué à Info Dimanche que son établissement a investi jusqu’à maintenant une somme de 10 000 $ en lien avec les mesures demandées. «Il y a plein d’équipements de protection, autres que les masques fournis par le gouvernement, qui ne sont pas couverts. Des gens ne sont pas capables de travailler avec une visière, on doit alors acheter des lunettes de protection. On se procure aussi du désinfectant à main, des jaquettes et des gants» a expliqué Mme Desbiens.

En plus du matériel à acheter, le CPE doit avoir du personnel supplémentaire. «S’il y a une deuxième vague de COVID-19, c’est certainement une autre somme de 10 000 $ qu’il faudra injecter», a noté la directrice générale. Les directives du ministère de la Famille, le CPE de Rivière-du-Loup en informera ses employées et les fera suivre aux parents.

Pour Marie-Claude Desbiens, la décision de garder ouverts les CPE lors d’une deuxième vague devrait amener moins de complications à son installation. «Lors de la première vague, nous sommes restés en opération pour accueillir les enfants des travailleurs de la santé et des services d’urgence. Cette fois, on garderait notre clientèle régulière, cette décision est rassurante pour tout le monde, employés et parents», a-t-elle conclu.

CPE JARDINS JOLIS

Marie-Ève Gauvin, directrice générale du CPE Jardins Jolis à Rivière-du-Loup, a confirmé aussi des couts plus élevés en lien avec la pandémie. «Ça nous a couté énormément plus cher. Il fallait quelqu’un à l’accueil le matin, des personnes pour la désinfection des locaux et des équipements. On espère que le gouvernement va donner de l’argent supplémentaire pour couvrir les frais», a mentionné Mme Gauvin. Celle-ci n’a toutefois pas précisé le montant de la facture additionnelle soulignant que le bilan financier n’était pas complété. «On parle de plusieurs milliers de dollars», a-t-elle soutenu.

Au cœur de la première vague de la COVID-19, le CPE Jardins Jolis opérait une installation sur trois pour accueillir des enfants de travailleurs de services essentiels. «Ç’a été très compliqué de passer au travers, aussi pour les parents. Maintenant avec notre clientèle régulière, ça se passe vraiment très bien. Le seul problème, il est financier pour payer tous les frais liés à la COVID-19», a conclu la responsable du CPE.

CPE LES CALINOURS

Pour le CPE Les Calinours au Témiscouata, le problème est davantage au niveau de la disponibilité d’éducatrices s’il y a des points d’infection à la COVID-19. «Nous avons déjà un défi au niveau des ressources humaines, nous sommes déjà très serrés. S’il y a un cas dans un milieu de garde, l’éducatrice est retirée suivant les exigences de la santé publique et je dois la remplacer», a expliqué Denis Blais, directeur général du CPE Les Calinours.

Les installations étant en opération, M. Blais a indiqué que la situation était sous contrôle lors de la première vague. «Ça s’est très bien passé en institution. Cependant il y a eu quelques services de garde en milieu familial qui ont fermé, notamment en raison de l’âge des responsables», a-t-il ajouté. Le directeur général est également ravi de l’affirmation du ministre à savoir que les CPE resteront ouverts si une deuxième vague de la COVID-19 arrive, tout en conservant leur clientèle habituelle.

Sur le plan financier, le gestionnaire a précisé qu’il n’y a pas de déficit prévu pour le CPE Les Calinours même s’il a fait face à des dépenses additionnelles pour appliquer les mesures de désinfection de même que pour l’encadrement et l’accueil des enfants. «Nous avons pu faire certaines économies et nous avons eu une gestion plus serrée», a-t-il souligné. M. Blais a cependant précisé qu’il y aurait un coup à une deuxième vague de la COVID-19. «Si je continue de payer l’éducatrice à la maison à la suite d’un cas d’infection chez un enfant et que je dois la remplacer, c’est là un cout», a expliqué Denis Blais. «On est sous une bonne étoile, le Bas-Saint-Laurent a été épargné par la COVID-19 jusqu’à maintenant», a conclu M. Blais.

 

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