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31 août 2020 - 06:54 | Mis à jour : 09:01

Une rentrée au secondaire sous le signe des ajustements et de la prévention

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Lorsqu’ils ont quitté leur école secondaire le 12 mars dernier, les élèves de la région étaient bien loin de se douter qu’ils n’y remettraient plus les pieds jusqu’à la prochaine rentrée scolaire. Au cours des derniers mois, de nombreuses mesures ont été mises en place afin de favoriser le retour en classe des jeunes dans un environnement sécuritaire en raison de la pandémie.

À l’École secondaire de Rivière-du-Loup, par exemple, les élèves entreront par quatre portes différentes afin de mieux gérer la distanciation physique. Un sens unique dans certaines cages d’escaliers a été instauré afin d’éviter qu’ils ne se croisent de trop près. Des flèches pour indiquer le sens de la circulation ont aussi été installées, à l’image de ce qui a été implanté dans les différents commerces. Le port du masque est obligatoire lors des déplacements puisque l’école secondaire est considérée comme un lieu public fermé.

«Les groupes seront fixes, il n’y aura pas de groupes éclatés selon les cours à option, donc les élèves ne migreront pas entre les classes comme par les années passées. C’est le même principe qu’à l’école primaire. Il y a eu un gros travail de fait pour réussir à concorder les horaires. Il a fallu repartir de la base pour reconstruire les horaires selon un nouveau modèle», explique la porte-parole du Centre de services scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup, Geneviève Soucy. Selon cette dernière, un tour de force a été accompli : tous les élèves seront présents en classe pour la rentrée scolaire. Chaque étudiant de 4e ou 5e secondaire aura son propre ordinateur portable. À partir de leur «bulle» de classe, ils pourront suivre des cours différents selon leurs choix d’options, par exemple des mathématiques ou des sciences, à distance. «C’est le jeu qu’on a pu trouver pour permettre à tous les étudiants d’assister à leurs cours en classe. Tous les contacts sociaux sont essentiels et primordiaux pour le développement des adolescents. C’est aussi un important facteur de motivation scolaire», souligne Mme Soucy. Cette manière de procéder sera aussi utilisée dans les écoles secondaires du Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs.

Le principal changement pour la rentrée des classes cette année : ce sont les enseignants qui se déplaceront entre les locaux et les groupes. Les élèves devront toutefois circuler dans l’école pour se rendre à leurs cours d’éducation physique ou de spécialités (arts plastiques, laboratoires de science, musique). Les lieux seront désinfectés entre chaque groupe. Toutefois, la notion de pause ne sera plus la même qu’auparavant, les jeunes devront rester dans leur salle de classe et ne pourront pas avoir accès aux aires communes.

LE CASSE-TÊTE DES AIRES COMMUNES

Le diner était le volet le plus difficile à arrimer pour le Centre de services scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup. Il n’est d’ailleurs pas encore réglé complètement. Il est envisagé pour le moment de faire des services à des moments différents, tout en attribuant des tables à des classes pour respecter les bulles déjà formées. Mme Soucy souligne que l’accès aux casiers sera limité au matin et au midi pour éviter la circulation dans les corridors. «La surveillance sera assurée comme à l’habitude dans nos écoles. Le port du masque devra être respecté au même titre que dans les lieux publics présentement. L’école sera un prolongement logique de ce qui a été instauré dans la vie de tous les jours», ajoute Geneviève Soucy.

Si un cas devait être déclaré dans une classe ou à l’école, le Centre de services scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup sera en mesure de fournir de l’enseignement à distance aux élèves concernés dans un délai de 24 heures afin de leur permettre de poursuivre leurs apprentissages malgré une période d’isolement nécessaire. Les parents ont été sondés à savoir s’ils possédaient un ordinateur à la maison. Si la réponse est négative, de l’équipement et une connexion à Internet seront fournis aux étudiants ciblés afin qu’ils puissent suivre leurs cours à distance.

Au Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, ce basculement en formule à distance dans un délai de 24 heures sera plus problématique à accomplir. «Dans certains secteurs, ce ne sera pas possible. Il va y avoir un problème de connectivité Internet, dans quelques endroits de notre territoire, même le réseau LTE (cellulaire) ne fonctionne pas», explique le directeur du Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, Bernard D’Amours. Ce dernier souligne que des commandes d’ordinateur ont été faites en cas de reconfinement complet, mais elles connaissent certains délais de livraison.

L’espace disponible dans les écoles secondaires du Centre de services scolaire du Fleuve-et-des-Lacs permet d’assurer des apprentissages dans un environnement sécuritaire. «Les écoles ont été construites à la fin des années 1960, avec une capacité d’accueil de quatre à cinq fois ce qu’on observe actuellement», ajoute M. D’Amours. 

PROGRAMMES ET PARASCOLAIRE

Les programmes particuliers tels que le Sport-études, les Arts de la scène, le Programme d’éducation intermédiaire internationale, Arts-études, Enrichi, Hockey, etc. seront maintenus dans les deux Centres de services scolaire de la région. Des ajustements pourraient être apportés au cours des semaines à venir selon les règles de la Santé publique.

La porte est toujours ouverte à la tenue d’activités parascolaires, mais pour le moment, les efforts des Centres de services scolaire ont davantage été mis sur le soutien académique aux étudiants. Du travail devra être fait afin d’en déterminer les paramètres, tout en respectant les règles de la santé publique.

«Nous attendons les directives du ministère de l’Éducation pour le rattrapage scolaire. On veut connaitre quels seront les ‘’savoirs essentiels’’, pour consolider les apprentissages et reprendre le retard avant d’attaquer la nouvelle matière», souligne Bernard D’Amours.

Le mois de septembre en sera un d’ajustements et d’accompagnement, puisque les élèves du secondaire n’ont pas mis les pieds dans leur école depuis environ cinq mois. 

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