Publicité

2 août 2020 - 06:52 | Mis à jour : 4 août 2020 - 13:58

Une saison touristique bien différente sur l’île Verte

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

La saison estivale n’est pas comme les autres, cet été, sur l’île Verte. La beauté des lieux y est inchangée et la tranquillité est encore au rendez-vous…peut-être même un peu trop. C’est que les touristes sont moins nombreux à profiter de cet havre de paix lors d’excursions d’un jour, conséquence directe des restrictions liées à la pandémie de la COVID-19. 

Distanciation sociale oblige, le traversier NM Peter-Fraser qui effectue la liaison entre l’île et le continent ne peut voyager que 35 passagers au lieu des 70 habituels lors d’une même traversée, une réduction de 50 %. Surtout, seuls 12 de ces visiteurs peuvent être à pied ou à vélo, selon les directives de la Société des traversiers du Québec.  

«Notre clientèle, ce sont surtout ces personnes qui rentrent à pied ou à vélo lors des belles journées ensoleillées. Ils se présentent parfois par dizaines et repartent sur l’heure du souper», explique la mairesse de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Louise Newbury. 
«Or, cette année, cette clientèle-là, qui fait rouler les musées et les commerces, on ne l’a pas.» 

Le nombre plus faible de «clients d’un jour» bouleverse les activités de l’île Verte. Louise Newbury souligne que les musées, entre autres, ne sont pas ouverts pendant la saison estivale. Le phare, de son côté, subi des travaux importants. Il n’est donc pas non plus accessible. 

Cette situation crée naturellement un effet domino. Le manque de touristes ne permet pas l’ouverture des attractions. Du même coup, l’absence d’activités force certains visiteurs, intéressés à effectuer la traversée, à revoir leurs plans. 

«On a vraiment attendu à la dernière minute avant de prendre la décision [de fermer les musées], mais avec les premières annonces sur les restrictions pour le traversier, nous nous sommes dit que les visites n’allaient pas être assez nombreuses pour pouvoir les garder ouverts», souligne Mme Newbury, précisant que les subventions étudiantes reçues ne couvrent pas – naturellement – l’ensemble des couts d’opération. 

MAISONS DE TOURISME 

Si la clientèle d’un jour se fait plus rare, les visiteurs qui souhaitent séjourner sur l’île sur une période prolongée répondent présents, cet été. Même que les demandes sont très nombreuses, dit-on. 

«Les maisons de location, c’est vraiment populaire […] Mais encore là, ce ne sont pas ces gens qui font rouler les commerces. Souvent, ils viennent une semaine et ils apportent leur nourriture pour la durée du séjour.»

Malgré les difficultés, les résidents de l’île Verte sont résilients. Par exemple, le fumoir artisanal Chez Colette continue d'accueillir les visiteurs gourmands comme il le fait depuis de nombreuses années déjà. Le Café d’Alphé accommode aussi les passants qui souhaitent s'y reposer. 

Louise Newbury souligne également qu'un projet-pilote, celui d’un comptoir gourmand installé dans l’un des bâtiment de la Corporation des Maisons du Phare de l'île Verte, a également été développé. La réponse serait d’ailleurs intéressante, ce qui est encourageant pour la suite des choses. 

 

Publicité


Publicité

Commentez cet article