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18 juin 2020 - 08:48 | Mis à jour : 10:02

Grève de 3 000 services de garde en milieu familial

Info Dimanche

Par Info Dimanche, [email protected]

Les responsables de service de garde (RSG) en milieu familial affiliées à la CSN tiennent en ce 18 juin une journée de grève à l’échelle nationale pour dénoncer «un abandon du réseau par le gouvernement». Plus de 3 000 services de garde fermeront pour la journée et organiseront différentes actions de mobilisation à travers la province.

Au cœur du litige, selon la CSN, une négociation qui ne va nulle part, un exode massif des RSG et une fermeture totale du gouvernement envers l’amélioration des conditions de travail des milliers de femmes qui composent le réseau. 

À noter que les responsables en services éducatifs en milieu familial de la région de Rivière-du-Loup, Témiscouata et des Basques sont pour leur part représentés par l'Alliance des intervenantes en milieu familial Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (CSQ). Une annonce de leurs prochaines actions devrait avoir lieu en après-midi aujourd'hui. 

«Là, il commence à être minuit moins une et on se demande ce qu’attend le gouvernement pour lancer un signal de soutien et de valorisation de notre travail. Les faits ne mentent pas : depuis le début de l’année, ce sont des centaines de services de garde qui ont fermé. Le manque de vision du gouvernement est en train de générer une crise dans l’une des plus importantes infrastructures socioéconomiques du Québec», explique Karine Morisseau, porte-parole des RSG–CSN.

En négociation depuis plus d’un an, les RSG–CSN doivent maintenant composer avec des offres sous l’inflation projetée au cours des prochaines années. Une situation d’autant plus difficile que le contexte de la COVID-19 apporte de nouvelles exigences et des dépenses accrues que doivent assumer les RSG.

«Notre réseau accueille normalement plus de 90 000 enfants au quotidien, et cela constitue un service essentiel pour les parents partout au Québec. Est-ce que le gouvernement pellette par en avant et attend de se retrouver avec une pénurie massive, comme ça a été le cas pour les préposés aux bénéficiaires en CHSLD ? C’est toujours la même histoire : le milieu tire la sonnette d’alarme et ça prend des années avant que les choses changent. Je crois qu’on peut faire mieux dès maintenant, pour nous, pour les enfants et pour les parents qui ont besoin de ce service», ajoute Karine Morisseau.

«Le gouvernement parle de relancer le Québec sur toutes les tribunes. Alors, c’est évident que nous sommes étonnées que, du même coup, il laisse des miettes sur la table pour un réseau porté à bout de bras par des milliers de femmes. C’est un drôle de message, surtout que la pénurie de places s’accentue semaine après semaine. En refusant de soutenir adéquatement le réseau, le gouvernement va finir par placer les parents dans une situation intenable. Ils vont aller où tous ces enfants ? Il faut mettre en place les conditions gagnantes pour préserver les milieux de garde familiaux. Nos RSG en font déjà assez. C’est au tour du gouvernement de faire preuve de vision», commente Lucie Longchamps, vice-présidente du secteur privé de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

Au Bas Saint-Laurent, soit dans la Matapédia et à Rimouski, la fermeture définitive de certaines Responsables en service de garde en milieu familial se fait déjà sentir. «Depuis de début de l’année, c’est près d’une centaine de places qui se sont envolées et dont les parents ne peuvent plus bénéficier», précise Pauline Bélanger, présidente par intérim du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN).

Après la journée de mobilisation et de grève, les RSG–CSN seront en négociation en soirée. Selon l’avancement des pourparlers, d’autres journées de grève pourraient être déclenchées.

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