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24 mai 2020 - 06:02

« Ils ont été d’une gentillesse ! » - Mario Riou

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

La conjointe de Mario Riou de Saint-Simon est décédée le 27 avril dernier des suites d’un cancer. Ses derniers jours, Diane Bérubé les a passés à la maison grâce à un suivi médical dispensé par le CISSS du Bas-Saint-Laurent. «Ils ont été d’une gentillesse !», a résumé M. Riou faisant référence au personnel soignant.

Pendant un mois, médecins, infirmières et préposés aux bénéficiaires du Centre hospitalier de Trois-Pistoles et du CLSC ont accompagné Mme Bérubé dans ce qu’on appelle le service de soins intensifiés à domicile. «On a eu de l’aide et ma femme a pu recevoir ses traitements en soins palliatifs à la maison. Ils étaient là à tous les jours pour vérifier comment elle allait, pour donner sa médication, pour prendre soin d’elle», a mentionné Mario Riou.

C’est un peu un concours de circonstances qui a fait en sorte que la dame de 69 ans est revenue dans son foyer familial plutôt que de rester dans un milieu hospitalier. Son conjoint a expliqué que des démarches avaient été faites pour trouver une place dans les maisons de soins palliatifs de Rivière-du-Loup et de Rimouski de même que pour les deux places réservées à cet effet au CHSLD de Trois-Pistoles, tout était complet.

Bien entendu, l’accompagnement à la maison s’est fait dans des conditions très particulières, en lien avec la pandémie COVID-19. Masque, gants et blouse de protection étaient employés par le personnel du CISSS. «Ils se changeaient avant d’entrer. On désinfectait, on lavait les poignées», a-t-il précisé.

«Tout ça nous a permis d’aller plus loin», a souligné M. Riou. Mme Bérubé s’est en aller paisiblement accompagnée par les membres de sa famille, mais également par des «anges gardiens» venus du CISSS du Bas-Saint-Laurent. Mario Riou a trouvé que tout s’est passé beaucoup trop vite. «Dans un sens, ce fut pour le mieux puisque nous regardions à nouveau pour faire admettre Diane dans une maison de soins palliatifs. C’était devenu très exigeant et elle avait besoin de plus d’attention, de soins continus», a conclu cet homme pour qui il était important de souligner le travail du personnel du réseau de la santé.

UN SERVICE MÉCONNU

La Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB à Rivière-du-Loup et des chambres spécialement aménagées pour accompagner des personnes en fin de vie dans les CHSLD des MRC des Basques et de Témiscouata sont des services que les familles apprécient.

Plutôt méconnu, le service de soins intensifiés à domicile est également offert sur le territoire dans des cas particuliers, soit pour des usagers en fin de vie ou pour des personnes aux prises avec une maladie pulmonaire chronique nécessitant un suivi à domicile. «Cela dans une période critique de la maladie et pour éviter que la personne n’ait à se déplacer jusqu’à l’hôpital», a expliqué Ariane Doucet Michaud, conseillère cadre aux communications du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

«On s’adapte selon la volonté de la personne et des proches aidants», a précisé Mme Doucet Michaud. De façon générale, on parle d’un suivi 24 heures sur 24 et sept jours par semaine offert à quelques personnes dans chacune des MRC du territoire.

 

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