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25 avril 2020 - 06:03

Les priorités à 100 000 $ de Denis Tardif

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

L’aide alimentaire, la violence conjugale et la détresse psychologique...voici les grands thèmes ciblés par le député de Témiscouata-Rivière-du-Loup, Denis Tardif, avec sa part bonifiée du Programme de soutien à l’action bénévoles (SAB). L’élu y consacrera plus de 100 000 $ afin de soutenir des organismes communautaires qui dispensent des services aux plus vulnérables en ce temps de pandémie.  

Le gouvernement du Québec a confirmé une bonification de 10 M$ au programme (le portant à 20,4 M$), le 1er avril dernier. Ce faisant, chaque député, tous partis confondus, a essentiellement vu son budget de soutien aux organismes communautaires, plus essentiels que jamais, être doublé. Pour Denis Tardif, celui-ci s’élève aujourd’hui à 196 000 $. 

Déjà, les premières sommes, respectivement de 40 000 $ et 10 000 $, ont été annoncées publiquement au cours des derniers jours et les chèques devraient bientôt être à la poste, si ce n’est pas déjà fait. Le troisième axe reste à être déployé et s’attaquera principalement aux nombreuses répercussions de la crise actuelle sur la santé mentale des citoyens de tous les milieux. 

«Je me suis demandé quelles étaient mes priorités, mes valeurs et les besoins aussi des gens de chez nous à travers la situation actuelle. Ce n’est pas des coups de cœur ou de la politique. Ce sont des valeurs humaines que je veux véhiculer là-dedans. Je veux aider, autant que je peux, comme d’autres le font si bien dans d’autres domaines», explique le député, soulignant que l’aide alimentaire, comme point de départ, était une évidence. 

Le 10 avril, l’élu a annoncé effectivement qu’un soutien financier (40 000 $) allait être octroyé aux huit banques alimentaires des MRC de Rivière-du-Loup, de Témiscouata et des Basques. Celles-ci ont vu les demandes d’aide s’accentuer de manière très importante et elles sont sous forte pression pour répondre aux besoins actuels.

«Du pain sur une table, tu ne touches pas à ça. Personne ne doit manquer de nourriture, chacun doit pouvoir manger à sa faim», dit-il. 

En début de semaine, Denis Tardif a aussi confirmé qu’une deuxième tranche de son budget discrétionnaire (10 000 $) était consentie à L’Autre-Toit du KRTB, un organisme dont la mission est entre autres de venir en aide aux femmes victimes de violence conjugale et à leurs enfants. 

«Il y a présentement plus de tension dans les foyers pour de multiples raisons, qu’elles soient sociales, personnelles ou économiques. C’est une situation qui me préoccupe. Manger, c’est important. Une société avec moins de violence aussi…», note l’élu provincial. 

En pleine crise, Denis Tardif indique que le «tissu social» se fait malmener, s’effiloche, mais qu’il doit être préservé à tout prix. Il s’inquiète d’ailleurs beaucoup de l’après-crise et c’est pourquoi il compte être présent pour aider les organismes œuvrant dans le soutien et l’accompagnement psychologique, à différents niveaux.

Une enveloppe de 50 000 $ devrait leur être consacrée. Une annonce sera effectuée dans les semaines à venir. «Il va y avoir des besoins immenses», croit-il. 

AUTRES DEMANDES

Si le calcul est bon, il devrait rester un peu plus de 90 000 $ au budget discrétionnaire de Denis Tardif pour 2020-2021. Cette somme sera conservée pour aider directement d’autres organismes dans leurs besoins ponctuels. 

L’an dernier, environ 84 000 $ ont par exemple été remis à une centaine d’organismes. Les dons représentaient en moyenne 700 $. Certains organismes ont reçu moins, d’autres davantage, selon les requêtes.  

«Des sommes ont déjà été consenties, mais nous sommes toujours à l’écoute», assure le député, soulignant aimer encourager les organismes qui œuvrent dans les domaines de l’éducation, l’environnement, les loisirs et la culture.

«C’est réconfortant de pouvoir agir directement auprès de multiplicateurs d’un mieux-être collectif, mentionne-t-il.  C’est incroyable les belles histoires qui en ressortent. Le bien ne fait pas toujours du bruit, mais ça ne veut pas dire qu’il ne se fait pas.»

Afin de bien coordonner l’aide aux organismes, le député et son équipe assurent une présence sur différentes cellules de crise dans les trois MRC pour maintenir un lien direct avec le milieu et ainsi pouvoir répondre rapidement aux demandes qui lui sont formulées.

 

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