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29 janvier 2020 - 06:59 | Mis à jour : 08:39

Manifestation contre le projet de loi 40 à Rivière-du-Loup

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Un peu moins d’une centaine d’enseignants et de professionnels des commissions scolaires de Kamouraska-Rivière-du-Loup et du Fleuve-et-des-Lacs ont déambulé dans les rues de Rivière-du-Loup à partir de l’école secondaire le 28 janvier afin de dénoncer l’empressement du ministre de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur Jean-François Roberge, dans le dossier du projet de loi 40, qui réforme la gouvernance scolaire.

La marche s’est terminée devant le bureau de circonscription du député de la Coalition avenir Québec, Denis Tardif. Les manifestants sont représentés par le Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage et le Syndicat des professionnelles et des professionnels des commissions scolaires du Grand-Portage.

«Le projet de loi 40 atteint vraiment notre autonomie professionnelle. On voit que le gouvernement veut nous contraindre à faire des formations et à suivre certaines pratiques pédagogiques au détriment d’autres. C’est une intrusion dans notre professionnalisme», exprime Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage. Cette dernière affirme qu’elle ne sent pas que le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, est à l’écoute des revendications des professionnels de l’éducation.

«On l’a interpelé à deux reprises. Il n’a pas le temps de nous entendre. Il voulait nous envoyer son attaché de presse. On veut parler au député parce que c’est lui qui est au gouvernement et qui peut avoir un pouvoir d’influence», complète Mme Blanchet. Des approches ont aussi été faites de la part des syndicats envers la ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx.

S’ils sont en accord avec la nécessité de mettre à jour le système d’éducation, ils demandent que les élus prennent leur temps pour réaliser la réforme de l’instruction publique, puisque selon eux, le dépôt du projet de loi s’est «fait en catastrophe».

«Ce qui est étrange, c’est que ça arrive en même temps que la négociation. On retrouve beaucoup de choses dans le dépôt patronal qui sont similaires avec ce projet de loi 40 et on pense que le gouvernement veut nous passer quelque chose dans la gorge sans passer par la négociation, c’est totalement inacceptable», conclut Mme Blanchet.

Le projet de loi 40 vise notamment à revoir l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires, qui deviendront des centres de services scolaires administrés par un conseil d’administration composé de parents, de représentants de la communauté et de membres de leur personnel.

 

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