Publicité
24 septembre 2019 - 06:35

Ils soulignent leur union au cimetière de Dégelis

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Toutes les réactions 1

Le 13 septembre, Yanick Desrosiers et Marie-Pier Castonguay ont célébré leur mariage à Dégelis. Leur union a toutefois été assombrie lorsqu’ils ont constaté que des branches jonchaient les sentiers du cimetière, où ils souhaitaient tenir une célébration significative, sur la tombe du père de la mariée.

La Fabrique de Dégelis a contacté M. Desrosiers deux jours avant la date prévue du mariage pour lui faire part qu’il n’avait pas le droit de se marier dans un cimetière, puisqu’il s’agit d’un lieu sacré. Des bénévoles de la Fabrique ont procédé à l’élagage d’arbres en prévision de l’inauguration du nouveau columbarium, le 20 septembre.

Le jeudi 12 septembre, le cimetière a été fermé au public. Le lendemain, jour prévu du mariage, l’accès à ce lieu était encore cadenassé, alors que 90 personnes étaient attendues sur place pour cet évènement symbolique et pour l'échange de leurs voeux. 

«Il a fallu aller ramasser des branches dans le cimetière en après-midi, la journée même de notre mariage. On a argumenté et on s’est expliqué avec le président de la Fabrique, qui nous a finalement donné l’autorisation d’y aller. En raison du fait qu’on s’est mariés un vendredi 13, un soir de pleine lune, les ragots de village se sont répandus comme une trainée de poudre», explique Yanick Desrosiers.

La Fabrique de Dégelis se défend d’avoir voulu fermer l’accès au cimetière aux mariés. «Ils sont venus nous voir vendredi matin pour nous demander la permission de tenir leur célébration. Des travaux d’entretien étaient prévus dans le cimetière pour l’inauguration du columbarium, le 20 septembre. On a compris que ce qu’ils voulaient faire était respectueux au niveau du cimetière après avoir discuté avec eux», explique le président de la Fabrique de Dégelis, Benoit Dumont. Ce dernier précise que le cimetière avait été fermé au public en raison des risques que pouvaient comporter la présence de branches au sol.

La situation a d’ailleurs soulevé un tollé sur les réseaux sociaux, certains défendant les nouveaux mariés, et d’autres criant au manque de respect des défunts.

«Ce sont eux-mêmes qui se sont offerts pour enlever les branches, on ne voit pas de bisbille ou de problématique (…) La Fabrique, nous sommes les gardiens de ce lieu religieux. Plusieurs de nos défunts sont à cet endroit, et ça prend un certain encadrement. Ce qu’ils ont fait, on a rien à dire là-dessus, ils avaient le consentement des gens qui entretiennent le cimetière. Ils peuvent bien s’habiller de la couleur qu’ils veulent», ajoute M. Dumont.

Il faut dire que les mariés n’ont pas manqué de faire tourner les têtes sur leur passage et d’attirer l’attention, vêtus de tenues noires stylisées aux influences médiévales. Les deux parties (la Fabrique et les mariés) se sont d’ailleurs entendues pour que le tout se déroule dans le respect. «Après des discussions, et leur avoir expliqué ce qu’on voulait faire on a trouvé un terrain d’entente. On s’est assuré que ce soit respectueux. Le résultat est là, tout est correct et ça s’est bien terminé», conclut M. Desrosiers.

Publicité


Publicité

Commentez cet article

Toutes vos réactions

1 réactionsCommentaire(s)
  • Super cool félicitations soyez heureux

    Jane Auclair - 2019-09-25 21:34