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27 août 2019 - 16:58 | Mis à jour : 17:42

Un invité de marque au Littoral bercé par la vin

Marc-Antoine Paquin

Par Marc-Antoine Paquin, Journaliste

Twitter Marc-Antoine Paquin

Pour la 12e organisation du Littoral bercé par la vin, l’organisateur Mario Landry n’a pas lésiné sur les efforts. Il s’est évidemment entouré du populaire sommelier Philippe Lapeyrie, mais aussi du vigneron français Guillaume Perromat, afin de lancer les festivités. 

Les amateurs de grands crus ont ainsi rendez-vous ce soir à l’Auberge de la Pointe de Rivière-du-Loup. S’ils pourront découvrir une centaine de produits, vins, bières et spiritueux, ils auront également la chance, si ne ce n’est pas déjà fait, de tremper les lèvres dans deux vins que connait bien le producteur. Surtout, ils pourront en discuter avec lui. 

«C’est une 5e visite pour moi au Québec et j’aime de plus en plus votre pays, a partagé le vigneron cet après-midi. Le contact entre le producteur et les gens qui apprécient le vin, d’avoir la possibilité d’expliquer le produit pendant qu'il est dégusté, c’est une joie, quelque chose de très intéressant. Ça me fait toujours très plaisir.»

Participant à l'événement vinicole Bordeaux fête le vin à Québec, ces derniers jours, M. Perromat a profité de sa présence dans la province pour venir faire un tour à Rivière-du-Loup. Au Littoral bercé par le vin, il proposera deux produits : le Chevalier d’Armajan Graves, un vin rouge, ainsi que le Château d’Armajan des Ormes, un vin de Sauternes (blanc) reconnu. 

Ce dernier, exporté au Québec depuis plus de 30 ans, est d’ailleurs une belle fierté pour le passionné qui le produit sur la propriété du Château d’Armajan des Ormes située au sud de Bordeaux. 

Il faut savoir que la production de vins de Sauternes est particulière et ce n’est pas par hasard qu’ils ont souvent la réputation d’être les meilleurs vins liquoreux au monde. Il sont créés dans un microclimat exceptionnel qui amène «une pourriture noble» sur le fruit sur mûri. Celui-ci est ainsi récolté avec un taux de sucres résiduels très important. Résultat? Un produit sucré, mais pas trop, avec des arômes élégants et recherchés.

«Ce qui est intéressant et c’est là où j’en suis fier et où mon savoir-faire s’exprime, c’est qu’il faut savoir récolter le raisin au bon moment. C’est un challenge, un pari que l’on prend à chaque fois. C’est quitte ou double», explique Guillaume Perromat. 

«Ce que l’on veut, c’est un vin pure, net et franc au gout. Il faut retrouver la pureté du raisin et les arômes de fruit. Ensuite, ce qui est aussi très important, c’est que même si c’est un vin sucré, il ne faut pas qu’il soit lourd. En bouche, il doit y avoir un équilibre et même une fraicheur.»

Les vins de Sauternes sont normalement bien appréciés au Québec. S’ils sont souvent dégustés au dessert, M. Perromat propose de les essayer à l’apéro ou même avec le repas principal. Selon lui, le Château d’Armajan des Ormes peut être bu à toutes les occasions, que ce soit en accompagnement de petites bouchées d’inspiration française ou même asiatique, ainsi qu’avec les viandes blanches comme le poulet rôti. «C’est un produit également très apprécié avec les fromages bleus ou même avec le homard», a-t-il partagé. 

Plusieurs centaines de personnes ont rendez-vous ce soir à l’Auberge de la Pointe. Rappelons que tous les profits du Littoral bercé par le vin seront remis à la Fondation du Cégep de Rivière-du-Loup.

 

 

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