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19 juin 2019 - 06:32

Un plan d’action pour la transition énergétique au Bas-Saint-Laurent

Le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL) rend publique la mise à jour du plan d’action régional «Par notre PROPRE énergie 2013-2020 (PNPE)». Cette nouvelle version du plan résulte du précieux travail des membres de la Table régionale PNPE, engagés depuis 2012 dans la recherche de solutions afin de réduire la consommation d’hydrocarbures au Bas-Saint-Laurent. En outre, le plan se veut un outil de cohésion régionale dans un contexte de mobilisation sans précédent afin d’agir pour répondre à l’urgence climatique.

Par notre PROPRE énergie (PNPE) est une démarche rigoureuse de réflexion qui se poursuit depuis quelques années. Elle vise à faciliter la prise de décisions reliées à la transition énergétique, une transition qui passe impérativement par une réduction significative de la consommation de combustibles fossiles, et par conséquent, des gaz à effet de serre (GES) émis. Au Bas-Saint-Laurent, la démarche s’est cristallisée autour d’une Table régionale réunissant des acteurs socioéconomiques de secteurs clés – transport, énergie, aménagement du territoire, économie circulaire, etc. – déterminés à proposer des actions concrètes et mesurables, ainsi qu’à coordonner leur mise en œuvre.

«Si la région consomme annuellement environ 500 millions de litres de pétrole sous toutes ses formes, environ 380 M litres (75 %) sont utilisés dans le secteur des transports routiers, dont 283 M litres (56 %) uniquement pour le transport de personnes en voitures individuelles. Autrement dit, si on veut réellement réduire nos émissions de GES, il faut concentrer nos efforts sur la réduction de notre dépendance aux hydrocarbures et c’est surtout à l’auto solo qu’il faut s’attaquer en optant pour des solutions adaptées à la réalité régionale», mentionne Patrick Morin, directeur adjoint du CREBSL.

Durant les derniers mois, le travail de la Table PNPE s’est appuyé sur les résultats du Forum régional sur la mobilité durable et les changements climatiques tenu en février 2018. À cette occasion, les participants avaient retenu comme projet régional prioritaire le transport collectif, lequel pourrait être avantageusement électrifié. Par ailleurs, la filière biomasse et le transport des marchandises ont été identifiés comme deuxième et troisième secteurs prioritaires d’action. Depuis ce forum, trois rencontres ont eu lieu pour actualiser le contenu du Plan d’action régional 2013-2020 et partager les nouvelles initiatives et idées des partenaires.

UNE CONCERTATION DANS L’URGENCE

Depuis l’automne dernier, plusieurs évènements se sont succédé pour nous faire réaliser la gravité de la crise climatique planétaire : le rapport du GIEC, la démission de Nicolas Hulot, la publication du Pacte pour la transition et l’adoption ou approbation de la Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique par des centaines de municipalités au Québec. Si certains expriment une part de découragement devant les défis climatiques qui se présentent, le CREBSL constate avec soulagement une mobilisation massive de citoyens et organismes refusant de se laisser abattre. À l’échelle du Bas-Saint-Laurent, la mobilisation est admirable et encourageante.

Le CREBSL tient cependant à éviter que cette énergie et cet enthousiasme soient gaspillés à «réinventer la roue» alors qu’un réel travail de fond est déjà accompli et que les solutions sont connues. Voilà précisément où le Plan d’action régional PNPE trouve sa valeur et sa pertinence : il présente des axes d’intervention, des objectifs spécifiques et des actions qui peuvent être menées par les institutions, les entreprises, les municipalités ou les MRC. De plus, un tableau déclinant des exemples de mesures concrètes de mise en œuvre des actions est aussi publié en complément du plan d’action. Avec ces outils en main, tous les acteurs de la région peuvent donc dès maintenant participer à l’effort collectif.

Le CREBSL invite d’ailleurs les organismes et entreprises de la région œuvrant dans les domaines couverts par le plan d’action à le contacter pour proposer des éléments à consigner au plan d’action, pour se porter volontaire pour des actions auxquelles aucun organisme porteur n’est encore associé, ou encore pour participer aux travaux futurs de la Table régionale.

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