Publicité
24 avril 2019 - 11:43 | Mis à jour : 11:50

La Ville de Rivière-du-Loup se donne une marge de manœuvre avec des surplus de 2,3 M$

Andréanne Lebel

Par Andréanne Lebel, journaliste

Toutes les réactions 1

Les états financiers de la Ville de Rivière-du-Loup ont été déposés le 23 avril lors de la séance publique du conseil. Les revenus totaux se chiffrent à 43,8 M$, alors que les charges sont de 34,4 M$. Ce qui constitue le «bas de laine» de la Ville de Rivière-du-Loup, les surplus de 2,3 M$, lui permettront d’avoir des assises plus solides au cours des prochaines années.

Le trésorier de la Ville de Rivière-du-Loup, Jacques Moreau, souhaite que les surplus accumulés représentent 15 à 17 % des revenus de la Ville au cours des prochaines années. «On partait de loin, il y a des années où on était à 7 % de nos revenus. C’était très bas, donc s’il arrivait un coup dur à la Ville,  on n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre. Cette année, on a fait un bond appréciable, on est rendu à 16 %. Je pense que nous sommes dans une position enviable», ajoute M. Moreau.

Le poste budgétaire dédié à l’enlèvement de la neige a connu un dépassement de couts de 530 000$ et a forcé l’ensemble des services à faire preuve d’ingéniosité et d’une gestion rigoureuse de leurs dépenses.

«On a fait le tour de tous les services et on leur a demandé d’être très consciencieux dans leurs dépenses. Je pense qu’ils ont pris le message au sérieux (…) Les revenus éoliens à la hausse ont permis de combler le déficit causé par l’enlèvement de la neige. Il y a eu un peu de chance là-dedans, ainsi qu’une bonne gestion», précise la mairesse de la Ville de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet.

L’endettement de l’administration municipale est restée sensiblement au même niveau en 2018, à 36,1 M$, une hausse de 142 408 $ par rapport à 2017. Au cours de la dernière année, la Ville de Rivière-du-Loup a procédé à des investissements de l’ordre de 12,5 M$, comprenant la conversion de l’éclairage de rue au LED débutée en 2018, la finalisation du projet de réfection de la rue St-Pierre, et le pavage de rues. Le remplacement de véhicules et de machinerie fait aussi partie de ces investissements.

DÉLAIS DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT

La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, ainsi que les membres du conseil ont dénoncé encore une fois les importants délais du ministère de l’Environnement, qui freinent le développement de la Ville. Cette dernière est en attente depuis plus de 18 mois d’un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement pour l’ouverture d’une cellule supplémentaire au Lieu d’enfouissement technique (LET). Pour le moment, l’entrepreneur responsable doit procéder à des travaux en surélévation au LET.

Des frais supplémentaires de 15 625 $ par mois s’accumulent depuis février 2019,  et devront se poursuivre jusqu’à la mise en opération de la nouvelle cellule. Ils se chiffrent donc déjà à 80 000 $ et continuent d’augmenter. «Quand il y a des délais comme ça pour l’environnement, ça a des couts pour les citoyens. Nous l’avons expliqué à M. Legault lors de son passage à Rivière-du-Loup, il est au fait de cela, il s’en rend compte (…) Ça commence à être important. Les étangs aérés, c’est un problème ça aussi. Notre développement est bloqué, on est complètement bloqué, il faut que ça bouge», dénonce la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet.

EN BREF

  • Achat d’une surfaceuse à glace électrique à batterie pour la somme de 132 950 $ avec toutes les options requises à l’entreprise Robert Boileau Inc.
  • Le contrat de services professionnels multidisciplinaires en architecture et en ingénierie pour la construction d’une glace olympique et la mise à niveau du Stade de la Cité des Jeunes a été octroyé à Alfred Pelletier, architecte pour un montant de 433 400 $, conditionnelle à l’obtention de financement gouvernemental dans le cadre des Jeux du Québec.
  • Demande d’aide financière dans le cadre du programme Projets en développement des collections de bibliothèques publiques autonomes du ministère de la Culture et des communications par les responsables de la bibliothèque Françoise-Bédard.

 

Publicité

Commentez cet article

Toutes vos réactions

1 réactionsCommentaire(s)
  • Si on regarde ça, L’argent qui devait être investi dans le projet de la caserne mais qui est demeuré dans les comptes puisque le projet n’avance pas (on en entend plus parler) permet de faire un beau bas de laine!!!

    paul - 2019-04-24 12:52