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16 septembre 2018 - 07:05

Les ainés, aussi concernés par l’intimidation

Mario Pelletier

Par Mario Pelletier, Journaliste

L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), secteur de Rivière-du-Loup, a tenu son premier diner de la nouvelle saison le 6 septembre dernier au Best Western Plus Hôtel Levesque. Le guide «Prévenir et contrer l’intimidation… même chez les personnes aînées!» y a été présenté par René Bélanger, président local et vice-président provincial.

Quand on parle d’intimidation, il nous vient surtout à l’esprit une situation indésirable reliée aux jeunes. Cependant, les ainés ne sont pas à l’abri de paroles blessantes et de gestes qui briment leur qualité de vie. Ce guide de l’AQDR est donc un outil de sensibilisation, d’information et d’action pour les ainés, leurs proches et leur entourage.

«Tout le monde est à risque, ce sont des interventions commises souvent par d’autres ainés, parfois dans le milieu familial. Les gens ont peur de dénoncer l’intimidation et ont tendance à s’isoler», a noté M. Bélanger. L’intimidation prend diverses formes : verbale et écrite (insulter, se moquer, menacer, faire des remarques sexistes ou sur l’âge), sociale (propager des mensonges ou des rumeurs, dénigrer, exclure), physique (faire trébucher, bousculer, contraindre, frapper) et matérielle (détruire, vandaliser, s’approprier le bien d’autrui).

Les conséquences de ces manifestations de l’intimidation sont variées et peuvent devenir graves. Elles sont émotionnelles (colère, honte, peur, perte de confiance, détresse psychologique, dépression, idées ou tendances suicidaires), physiques (insomnie, abus de médicaments, diminution de l’appétit, hypertension, maux de tête, blessures inhabituelles, lasser-aller), et sociales (isolement, malaise, désir de quitter son milieu de vie).

«Les victimes d’intimidation doivent s’affirmer et demander que l’intimidation cesse. Allez voir les ressources que vous connaissez dans votre milieu, elles vont vous aider», a souligné René Bélanger. Chaque personne doit se sentir concernée par l’intimidation. Il faut agir dès les premiers signes et dénoncer les situations. Comme témoin, vous jouez aussi un rôle déterminant dans les situations d’intimidation envers les personnes ainées. Un témoin peut être un proche, ami, résident, intervenant, gestionnaire, bénévole, participant, etc. Généralement, il y a plus de témoins en situation d’intimidation qu’il y a d’intimidateurs.

Finalement, si des gestes d’intimidation compromettent la santé et la sécurité de la personne ainée, il (la personne ainée ou les tiers) faut contacter les services d’urgence en composant le 9-1-1. On peut également appeler le Service de consultation téléphonique gratuit et confidentiel (8-1-1) pour joindre rapidement et en tout temps un professionnel, un intervenant psychosocial ou une infirmière. Et pour les personnes suicidaires et leur entourage, le numéro à composer est 1 866 277-3553 (24 heures par jour, 365 jours par année).

«Je ne suis pas un spécialiste de l’intimidation, je voulais vous présenter le guide de l’AQDR», a précisé M. Bélanger aux 80 personnes présentes lors du diner. Pour les gens qui voudraient en savoir davantage, le guide «Prévenir et contrer l’intimidation… même chez les personnes aînées!» peut être consulté sur le site web de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR).

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